1gonflé, ée part. passé (gon-flé, flée)
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1Devenu plus ample par une distension intérieure. Ventre gonflé. Un ballon gonflé de vent.
- Le cœur plein de sanglots, les yeux gonflés de pleurs Ducis, Oscar, I, 2
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Par extension. Un torrent gonflé par la fonte des neiges.
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2Fig. Il se dit de ce qui semble faire à l'âme ce qu'un gonflement fait au corps.
- L'un est plein de respect, l'autre est gonflé d'audace Corneille, Attila, IV, 3
- L'un fier et tout gonflé d'un vieux mépris des roisSemblait pour compliment nous apporter des lois Corneille, Suréna, I, 1
- ....Oh ! quel orgueil extrême !C'est un homme gonflé de l'amour de soi-même Molière, Mis. II, 5
- Mais dès qu'il fut monsieur le président,Il fut, ma foi, gonflé d'impertinence Voltaire, Enf. prod. I, 1
Tout homme qui est gonflé de cette fausse science.... trouble le monde
VAUVENARGUES, 20, Pasc. expliqué.- Ce cœur chargé d'ennuis et gonflé d'amertume Casimir Delavigne, Vêp. sicil. III, 2
- Nous avons tout perdu, tout, jusqu'à ce gros rire,Gonflé de gaîté franche et de bonne satire,Ce rire d'autrefois, ce rire des aïeux,Qui jaillissait du cœur comme un flot de vin vieux BARBIER, Iambes, le Rire.