1guêtré, ée part. passé (ghê-tré, trée)
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Un paysan guêtré.
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Familièrement. Il est bien guêtré, se dit de quelqu'un dont les bas sont mal tirés.
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Par ironie, juge guêtré, juge de campagne.
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Un paysan guêtré.
Familièrement. Il est bien guêtré, se dit de quelqu'un dont les bas sont mal tirés.
Par ironie, juge guêtré, juge de campagne.
Chaussure qui sert à couvrir la jambe et le dessus du soulier, et qui se ferme sur le côté avec des boucles ou des boutons. Mettre ses guêtres. J'ai perdu une guêtre.
Demi-guêtre, guêtre montant à mi-jambe en usage dans l'infanterie française.
fig. et familièrement. Tirer ses guêtres, s'en aller.
Laisser ses guêtres quelque part, y mourir.
Tirer, laisser ses guêtres, est dit par confusion avec grègues ; locutions qui étaient très exactes avec grègues et qui ne le sont qu'à moitié avec guêtres.
Bourguig. gâtre ; wallon, guett ; Hainaut, guetton ; champ. guête ; piémont. gheta ; bas-breton, gweltren. Origine inconnue. L'ancien français a guaitreux ou gaitreux, qui signifiait mendiant ; l'italien guáttera, récureuse ; le vénitien guaterone, lambeau de drap. Ces mots semblent avoir quelque chose de commun avec guêtre, sans qu'on puisse le déterminer.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander