1idolâtré, ée part. passé (i-do-lâ-tré, trée)
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Aimé passionnément. Un enfant idolâtré par sa mère.
- Voilà ce dieu vengeur, idolâtré par vous Voltaire, M. de César, III, 8
Aimé passionnément. Un enfant idolâtré par sa mère.
1Qui adore les idoles, qui rend un culte divin à des créatures.
Peuple idolâtreRotrou, St Genest, V, 2
On devient idolâtre [disent les protestants] en faisant paraître par quelque posture de respect le sentiment de vénération vraiment sainte qu'on a dans le cœurBossuet, Var. XIV, § 104
Fig.
Il se dit également du culte même. Rendre un culte idolâtre.
Substantivement. Un idolâtre, une idolâtre.
2Fig. Qui ressent un amour passionné ou servile pour une personne ou pour des choses.
Le voilà donc [le prince] engagé dans l'agrandissement du sujet qu'il aime [un favori].... le voilà idolâtre sans y penser ; il adore ce qu'il a fait...BALZAC, De la cour, 7e disc.
Cette femme, idolâtre d'elle-même et toute occupée des vanités du siècle, a pris le parti de la retraiteBourdaloue, Dim. de la Sexagés. Dominic. t. I, p. 440
Pouvez-vous être idolâtre d'une chair qui... ?Massillon, Carême, Jeûne.
Jamais peut-être aucune nation ne fut idolâtre de ses préjugés au point où l'étaient alors, où le sont peut-être encore aujourd'hui les EspagnolsRaynal, Hist. phil. VI, 9
Qui a pour quelqu'un un respect outré, qu'on peut comparer à l'idolâtrie.
Lat. idololatra, idololatres, (voy. IDOLÂTRIE). Marc Pol a dit aussi ydle et ydre (p. 450), par confusion entre idole et idolâtre.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander