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Terme de l'ancienne astronomie. Le ciel de la lune, le ciel solide dont on supposait que le mouvement emportait la lune, et qui était le plus voisin de la terre.
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Les anciennes superstitions accordaient à la sorcellerie un pouvoir sur la lune.
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Coucher à l'enseigne de la lune, coucher en plein air.
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Quelques chiens aboient à la lune.
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Fig. et familièrement. Aboyer à la lune, crier contre une personne à qui l'on ne peut faire de mal.
J'avais beau les ramener à l'impossibilité de chasser les jésuites ; ils persistaient, le dirai-je, à aboyer à la lune
Saint-Simon, 403, 260
Le natif de Saint-Malo [Maupertuis] ne partit point pour la lune, comme il le croyait, il se contenta d'y aboyer
Voltaire, Diatribe du docteur Akakia.
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Garder la lune des chiens ou des loups, prendre une peine inutile.
Bon Dieu ! que serait-ce si nos malédictions étaient des arrêts ! mais celui qui a gardé jusques à maintenant la lune des chiens, gardera bien les religieux des fulminations de votre colère
GARASSE, Rech. des rech. p. 773, dans LACURNE
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Il n'en est pas encore à faire la révérence à la lune, il n'est pas fou.
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Ce cheval est sujet à la lune, voy. LUNATIQUE.
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Confrère de la lune, mari trompé par sa femme, ainsi dit à cause des cornes de la lune.
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Fig. Faire un trou à la lune, voy. TROU.
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Vouloir prendre la lune avec les dents, vouloir une impossibilité.
Je crois que vous prendriez la lune avec les dents si vous l'aviez entrepris
Voiture, Lett. 81
- Prendre la lune aux dents serait moins difficile La Fontaine, Cand.
Vous savez que c'est un des plus honnêtes garçons qu'on puisse voir [un homme condamné aux galères pour avoir fait tenir une lettre à la mère de Fouquet], et propre aux galères comme à prendre la lune avec les dents
Mme de Sévigné, 25 juin 1670
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Demander la lune, demander une chose impossible.
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Fig. Pour cela il irait dans la lune, pour cela il n'est rien qu'il ne fît, même aller dans la lune, ce qui est impossible.
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Fig. Voir la lune à gauche, expression qui paraît signifier avoir des mécomptes.
Montgobert m'a conté fort plaisamment les manœuvres de la belle Iris, et les jalousies de M. le comte [de Grignan] ; je crois qu'il verra souvent la lune à gauche avec cette belle
Mme de Sévigné, 14 fév. 1680
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Familièrement. C'est une lune, un visage de pleine lune, se dit d'une personne qui a le visage fort plein et fort large.
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Fig.
Vous êtes aussi lâches que la lune, qui n'ose se montrer que la nuit
BABŒUF, Pièces, t. I, p. 212