offensé, ée part. passé (o-fan-sé, sée)
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1Qui a reçu une offense.
Appréhende du moins la colère d'une femme offensée
Molière, Festin, I, 3Épicure avait raison de dire que les offenses étaient supportables à un homme sage ; mais Sénèque a tort de dire que les sages ne peuvent pas même être offensés
Malebranche, Rech. vér. II, III, 4- Vasthi régna longtemps dans son âme offensée Racine, Esth. I, 1
- Par l'insolent Joad ce matin offensée Racine, Ath. III, 3
Il [Tite-Live] parlait, dans son histoire, avec éloge, des plus grands ennemis de la maison des Césars, comme de Pompée, de Brutus, de Cassius et d'autres, sans qu'Auguste s'en soit trouvé offensé
Rollin, Hist. anc. Œuv. t. XII, p. 154, dans POUGENS- Ses bienfaits sont toujours présents à ma pensée,Ils resteront gravés dans mon âme offensée Voltaire, Tancr. IV, 5
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Substantivement.
- Les dieux me sont témoins que je suis l'offensé TRIST., Panthée, III, 9
- En cet affront mon père est l'offensé,Et l'offenseur le père de Chimène ! Corneille, Cid, I, 9
Mais souvent sur ses vers un auteur intraitable à les protéger tous se croit intéressé, Et d'abord prend en main le droit de l'offensé
Boileau, Art p. IL'offensé voulait prouver à l'agresseur, par cette vengeance si noble, qu'au talent de faire des satires Il joignait le mérite d'en dédaigner l'usage
D'Alembert, Éloges, d'Olivet.- L'affront, que l'offenseur oublie en insensé,Vit et toujours remue au cœur de l'offensé Victor Hugo, Hernani, IV, 4
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2Il se dit des choses, en un sens analogue.
- Sauvons, encore un coup, notre gloire offensée Racine, Iphig. II, 4
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3Irrité, fâché.
Vous voilà donc bien tous deux offensés contre l'air de Paris
Mme de Sévigné, 353
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4Qui a reçu une blessure, une lésion, en parlant d'un organe.
- J'ai cru mes intestins par deux fois offensés Scarron, Jodelet, I, 5
Elle [Mlle de Grignan qui voulait se faire carmélite] s'est trouvée si accablée de la rigueur de la règle, et sa poitrine si offensée de la mauvaise nourriture....
Mme de Sévigné, 25 oct. 1686