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1Il affirme et est opposé à non.
J'y vois des bergères qui ne savent que oui et non
BALZAC, liv. IV, lett. 15
Ils rapportent les raisons de ceux qui disent que oui
Pascal, Prov. XI
Et si l'on trouve que oui, vous aurez la gloire de l'avoir mieux entendu
Pascal, ib. XVII
M. de Montausier ne voulut apprendre d'autre langage que celui de l'Évangile : oui, oui, non, non
Fléchier, duc de Mont.
Un honnête homme qui dit oui et non mérite d'être cru
La Bruyère, V
- Pour moi, j'aime les gens dont l'âme se peut lire,Qui disent bonnement oui pour oui, non pour non Gresset, Méchant, I, 5
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Il ne dit ni oui, ni non, il ne veut pas s'expliquer sur la chose dont il s'agit.
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On dit dans le même sens : il ne m'a répondu ni oui ni non.
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Dire oui, consentir, surtout en parlant du mariage.
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2Oui est souvent la réponse à une interrogation, et alors il équivaut à une phrase entière : Avez-vous fait cela. - Oui, c'est-à-dire j'ai fait cela.
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3Quelquefois il est simplement affirmatif, sans opposition à non, et en ce cas il se met au commencement du membre de phrase.
- Oui, c'est Agamemnon, c'est ton roi qui t'éveille Racine, Iphig. I, 1
Oui, monsieur, j'aime mieux le Tartufe et le Misanthrope que les comédies nouvelles ; oui, j'ose préférer Racine à mes drames, et j'aime mieux Roland et Armide que certains opéras
Voltaire, Lett. la Touraille, 5 juill. 1774
- Avant que, dégagé des ombres de l'enfance,Je pusse voir l'abîme où j'étais descendu,Père, mère, fortune, oui, j'avais tout perdu GILB., le Poëte malheureux.
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Dans les phrases familières, il se met quelquefois à la fin.
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Redoublé, il augmente la force de l'affirmation. Oui, oui, je le ferai.
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4Oui marquant la surprise. Il a dit telle chose, oui ? c'est-à-dire est-ce vrai qu'il ait dit telle chose ?
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5Oui-da, certainement.
Direz-vous par exemple qu'un homme ait, la nuit et sans aucune lumière, le pouvoir prochain de voir ? - Oui-da, il l'aurait selon nous, s'il n'est pas aveugle
Pascal, Prov. I
Carin : Byrrhie, instruit d'un mal que j'ai peine à vous taire, Vous peut de mes malheurs découvrir le mystère. -Byrrhie : Oui-da, je le ferai très volontiers
BARON, Andrienne, II, 2
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6Oui, joint à des adverbes. Oui vraiment. Vraiment oui. Eh mais oui.
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7S. m. Un oui, une affirmation par oui.
- À des offres d'hymen répondre par des larmes,Et tarder tant à dire un oui si plein de charmes Molière, Sgan. 2
- Et, loin qu'un pareil oui me donnât de la peine,Croyez que j'en dirais bien vite une douzaine Molière, ib. 2
- Ah ! ce oui se peut-il supporter ? Molière, Fem. sav. I
Eh ! nous ne différons que du oui et du non, ce n'est qu'une bagatelle
Marivaux, Double inconst. I, 7
Un prêtre, un oui, trois mots latins à jamais fixent vos destins
Voltaire, Épît. 37
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Savoir le oui ou le non de quelque chose, savoir si une chose se fera ou ne se fera pas.
La pensée du moment où je saurai le oui ou le non d'avoir ou de n'avoir pas de vos nouvelles....
Mme de Sévigné, 14 juill. 1680
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Dire le grand oui, se marier. C'est demain qu'elle dit le grand oui.
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Fig. Pour un oui, pour un non, pour la cause la plus légère.
Pour un oui, pour un non, on va se jeter à l'eau
TH. LECLERCQ, Proverb. t. V, p. 168, dans POUGENS
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8Langue d'oui, voy. OÏL.
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2L'usage veut qu'à une interrogation affirmative on réponde par oui, et à une interrogation négative, par non. Avez-vous fait cela ? oui. N'avez-vous pas fait cela ? non. La raison en est que, dans les interrogations négatives, la réponse par oui serait amphibologique, et qu'on ne saurait si oui détruit la négation ou la confirme.
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3Malherbe élidait l'e de le devant oui : En matière de choses futures, l'oui et le non trouvent des amis, qui parient les uns d'un côté, les autres d'un autre, Lexique, éd. L. Lalanne.
Étymologie
La forme primitive est oïl, toujours dissyllabe, et formée du latin hoc illud, oui cela (hoc ayant pris le sens de oui : Ne dit ne o ne non, R. de Cambrai 264) ; oïl est donc fait comme nennil, qui représente non illud, non cela. Picard, awi ; Berry, voui ; wallon, awoi, dans lequel Grandgagnage regarde l'a comme prosthétique ; bourguig. vouei ; différents dialectes cités par Grandgagnage ai, âï, oï. On trouve dans les anciens textes, quoique rarement, des formes singulières de ce mot : oal, ouail, ol, odil.