1présagé, ée part. passé (pré-za-jé, jée)
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Un malheur trop sûrement présagé.
Un malheur trop sûrement présagé.
1Signe par lequel on juge de l'avenir.
Quand il faut détourner quelque funeste présageFénelon, Tél. XXII
J'accepte ces présages que je crois heureuxFénelon, ib. XVIII
Ce phénomène [une éclipse] jeta l'épouvante et la consternation dans l'esprit des Athéniens, qui étaient accoutumés, par superstition et par l'ignorance des causes naturelles, à regarder ces sortes d'événements comme des présages funestesRollin, Hist. anc. Œuv. t. III, p. 501, dans POUGENS
Des présages de trépas couvrirent son visage, son arrêt parut écritMassillon, Or. fun.
Villars Avais-je raison de croire aux présages ?Mme de Staël, Corinne, XV, 2
Alors, comme les peuples superstitieux, nous eûmes nos présages, nous entendîmes parler de prédictions ; quelques-uns prétendirent qu'une comète avait éclairé de ses feux sinistres notre passage de la BérézinaSégur, Hist. de Nap, XII, 2
2Conjecture qu'on tire du présage.
Lorsqu'on voit paraître quelque signe de changement de temps et le moindre présage de brouillerieGuez de Balzac, le Prince, 17
Mon ami prenait ce discours à bon présagePascal, Prov. II
Lat. præsagium, de præ, avant, et sāgire, avoir les sens subtils ; sāgus, devin.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander