1prôné, ée part. passé (prô-né, née)
-
La vertu du vieux Caton, Chez les Romains tant prônée, Étoit souvent, nous dit-on, De Falerne enluminée
J.-B. Rousseau, Odes, II, 2
La vertu du vieux Caton, Chez les Romains tant prônée, Étoit souvent, nous dit-on, De Falerne enluminéeJ.-B. Rousseau, Odes, II, 2
Instruction chrétienne faite chaque dimanche à la messe paroissiale. Bien que du Moulin [ministre protestant] en son livre Semble n'avoir rien ignoré, Le meilleur est toujours de suivre Le prône de notre curé, Vers mis par Racan sur un exemplaire du livre de du Moulin contre le cardinal du Perron.
Je me plais à servir mon prochain, et c'est ce qu'on nous recommande au prôneMarivaux, Pays. parv. part. I
On ne sait quel est cet homme [saint Paul] qui, dans une espèce de prône commun, dit familièrement des mots sublimesChateaubriand, Génie, II, VI, 2
Recommander quelqu'un au prône, le recommander aux fidèles lorsqu'on fait le prône ; et fig se plaindre de lui à ses supérieurs, pour lui attirer quelque châtiment.
Vous avez fait une action de bon citoyen de recommander au prône d'un avocat général les infamies de la BeaumelleVoltaire, Lett. en vers et en prose, 146
Fig. et familièrement. Remontrances, observations.
C'est depuis quatre jours que le roi s'est expliqué là-dessus [l'obligation de donner le monseigneur aux maréchaux], et que les prônes du maréchal de Gramont ont soutenu l'affaireMme de Sévigné, 19 août 1675
M. de Laurens vous porte un petit paquet que je vous donne.... si vous pensez me venir faire des prônes et des discours et des refus, vous me fâcherez et vous me décontenancerez au dernier pointMme de Sévigné, 20 juin 1672
Lat. praeconium, publication, de praeco, crieur public, qui paraît être de même origine que praecia, crieur public, lequel vient de prae et cio.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander