1rêvé, ée part. passé (rê-vé, vée)
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- Ne prenez point ceci pour un conte rêvé HAUTEROCHE, l'Amant qui ne flatte point, III, 7
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Désiré comme dans un rêve. La fortune rêvée par cet ambitieux.
Désiré comme dans un rêve. La fortune rêvée par cet ambitieux.
1Combinaison involontaire d'images ou d'idées, souvent confuses, parfois très nettes et très suivies, qui se présentent à l'esprit pendant le sommeil.
Non-seulement ils [les rossignols] dorment, mais ils rêvent, et d'un rêve de rossignol, car on les entend gazouiller à demi-voix et chanter tout basBuffon, Ois. t. IX, p. 151
Je demande que chacun réfléchisse sur les rêves, et tâche de reconnaître pourquoi les parties en sont si mal liées, et les événements si bizarres ; il m'a paru que c'était principalement parce qu'ils ne roulent que sur des sensations et point du tout sur des idéesBuffon, Disc. nat. animaux, Œuv. t. V p. 325
Si les organes seuls produisent les rêves de la nuit, pourquoi ne produiraient-ils pas seuls les idées du jour ?Voltaire, Dict. phil. Somnambules.
C'est un état bien singulier que celui du rêve, aucun philosophe que je connaisse n'a encore assigné la vraie différence de la veille et du rêveDiderot, Salon de 1767, Œuv. t. XIV, p. 253, dans POUGENS
Elle croit aux songes ; quand elle a fait un mauvais rêve, la voilà de mauvaise humeur pour toute la journéeMme de Genlis, Théât. d'éduc. la Tendresse matern. sc. 1
Ainsi de nos pensers nos rêves sont l'échoDelille, Imag. 1
Fig. et familièrement. Il a fait un beau rêve, se dit d'un homme qui a joui d'un bonheur très court, qui s'est bercé d'un espoir trompeur.
Il se dit aussi d'un succès, d'un bonheur que rien ne pouvait faire attendre.
Fig. et familièrement. Les histoires que vous nous contez là sont de beaux rêves, elles n'ont pas plus de suite, de vraisemblance que si elles étaient des rêves.
Fig. et familièrement. C'est un rêve que de vous voir ici, on s'y attendait si peu qu'il semble qu'on rêve.
Fig. Le rêve de quelqu'un, ce à quoi il songe toujours.
2Fig. Il se dit de tout ce qui est comparé à un rêve.
Ce n'est pas là un système de philosophie [la physique de Descartes], c'est le rêve d'un homme en délireVoltaire, Dial. XXIX, 10
RÊVE, RÊVERIE. Le rêve est d'un homme endormi ; la rêverie est d'un homme éveillé.
Voy. RÊVER. Il est singulier que ce mot n'ait aucun historique.
Impôt qui se prélevait sur les marchandises, à leur sortie du royaume.
En Normandie il se levait quatre deniers pour livre de la valeur des marchandises, à la sortie du royaume, sous le nom de rêve ou domaine forain dont l'établissement est fort ancien,Édit. sept. 1664
D'après du Cange, reva est une forme pour roga, demande, du latin rogare ; d'après Demenard, c'est le nom de Pierre la Reve, nom qui passa à l'impôt, comme celui de Paulet à la paulette.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander