1seriné, ée part. passé (se-ri-né, née)
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Un oiseau seriné, mais qui n'apprend rien.
Étymologie
Serin.
Un oiseau seriné, mais qui n'apprend rien.
Serin.
Cépage du département du Rhône.
Nom donné par Denis en 1856 au principe appelé albumine du sang, qui, en effet, diffère beaucoup du principe primitivement appelé albumine ou blanc d'œuf.
Lat. serum.
1Serin vert de Provence, un des noms vulgaires de la fringilla serina, L. (granivores). Le serin vert babite la France méridionale, l'Espagne et l'Italie ; son chant est agréable et fort.
2Par extension du nom d'une espèce à une autre, petit oiseau jaunâtre, originaire des îles Canaries, dont le chant est fort agréable, et auquel on apprend à siffler et à chanter (fringilla canaria, L.). La serine ne chante pas.
Serins de Canarie et autres lieux, tant mâles que femelles, le cent 50 livres,Déclar. du roi, nov. 1640, tarif
Si le rossignol est le chantre des bois, le serin est le musicien de la chambreBuffon, Ois. t. VII, p. 1
Le serin peut parler et siffler ; le rossignol méprise la parole autant que le sifflet, et revient sans cesse à son brillant ramageBuffon, ib. t. VII, p. 3
Ce tableau m'a rappelé celui de Greuze qui représente une petite fille pleurant la mort de son serinMme de Genlis, Ad. et Th. t. III, p. 411, dans POUGENS
Serin vert ou mulet, produit du serin et du linot ou du chardonneret.
3Serin d'Abyssinie, nom donné par Vieillot à la loxia melanogastra (Sénégal, Abyssinie) de Latham, fringilla abyssinica, L.
4Populairement. Personne qui se laisse leurrer ou mener facilement, ainsi dite parce que le serin se laisse seriner. C'est un serin.
Ils sont tous comme cela ces serins d'hommes : en public, roides comme des crins, dans le tête-à-tête, souples comme des gantsREYBAUD, Jérôme Paturot, I, 2
Le serein, que Marot allait chercher dans les haies, est le serin vert de Provence, non celui des Canaries, qui, chez nous, ne vit qu'en cage. Ce même serin est dit serena, dans un texte du XIVe siècle : serena, avis viridis coloris, apes edens, DU CANGE., Enfin, serena en provençal, et serene en vieux français est le nom de la sirène, appliqué à un oiseau indigène d'un chant agréable, et étendu à l'oiseau nouveau venu des Canaries.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander