1taquiné, ée part. passé (ta-ki-né, née)
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Cet enfant taquiné sans cesse par ses camarades.
Cet enfant taquiné sans cesse par ses camarades.
1Vilain, avare, qui chicane sur la dépense ; il vieillit, en ce sens, qui est le sens propre.
J'ai bien peur qu'il n'y ait bien des fautes [dans un livre] ; car tous nos libraires sont bien taquins et bien ignorantsGUI PATIN, Lett. t. II, p. 340, dans POUGENS
Courtenvaux était avare et taquin, et, quoique modeste et respectueux, fort colèreSaint-Simon, 151, 206
2Par changement de sens, qui s'amuse à quereller sur de petites choses, pour le plaisir de contrarier. Un enfant jaloux et taquin.
Ceux qui connaissent le caractère taquin, opiniâtre, vindicatifBACHAUMONT, Mém. secr. t. XXXIII, p. 21
Subst. Quel ennuyeux taquin !
Espagn. tacaño ; napolit. taccagno, avare. Le radical paraît être tac, clou, ce qui attache ; le taquin étant tenace de ce qu'il possède (voy. TACHE, à l'étymologie). Une autre étymologie, séparant taquin de taccagno, dit que le taquin, avare, a été nommé ainsi à cause de l'avarice d'un officier de la bouche chez Louis XI, nommé Taquin (voy. DUCLOS, Preuves de Louis XI, p. 258).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander