timbré, ée part. passé (tin-bré, brée)
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1Fig. et familièrement. Une cervelle, une tête, un cerveau mal timbré, ou qui n'est pas bien timbré, un écervelé, un fou (locution qui vient de l'emploi métaphorique de timbre fêlé pour raison dérangée).
Le premier président de Bordeaux est amoureux d'elle [Mme de Brissac] comme un fou ; il est vrai que ce n'est pas d'ailleurs une tête bien timbrée
Mme DE LA FAYETTE, dans SÉV. t. III, p. 204, éd. RÉGNIER.La vie de la duchesse de Montbazon fut obscure, et ses mœurs et sa tête mal timbrée avaient beaucoup fait parler d'elle
Saint-Simon, 260, 109
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On dit dans le même sens : une personne timbrée, une cervelle, une tête timbrée.
Je suis bien aise que vous ayez en main toutes les pièces sur lesquelles vous pourrez juger à loisir si je suis timbré ou non
J.-J. Rousseau, Corresp. du Peyrou, t. III, p. 251, dans POUGENSIl y a déjà quelque temps que je m'aperçois qu'il est un peu timbré
Mme de Genlis, Th. d'éduc. le Magistrat, II, 3
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2Marqué d'un timbre. Cette lettre n'est pas timbrée.
- Cette ferme en un an produirait plus de renteQue le papier timbré ne peut rendre en quarante Regnard, le Distr. IV, 9
....un bavard en robe, apprenti chicaneur, Qui, de papiers timbrés barbouilleur téméraire....
Voltaire, Ép. 50J'ai reçu le 12 de ce mois par la poste une lettre anonyme, sans date, timbrée de Lille et franche de port
J.-J. Rousseau, Lett. à Panckoucke, 15 fév. 1761
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3Terme de blason. Timbré se dit de l'écu couvert du casque ou timbre.