1tortué, ée part. passé (tor-tu-é, ée)
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Tige droite et non pas tortuée
GRIMM, Corresp. t. II, p. 473
Tige droite et non pas tortuéeGRIMM, Corresp. t. II, p. 473
1Animal amphibie à quatre pieds, qui marche fort lentement, et dont le corps est couvert d'un têt, d'une écaille (famille de la classe des reptiles). Tortue de mer. Tortue de terre. Soupe à la tortue. Écaille de tortue.
Il laisse la tortue Aller son train de sénateur ; Elle part, elle s'évertue : Elle se hâte avec lenteurLa Fontaine, Fabl. VI, 10
Nos gens y prirent une tortue du poids environ de deux cents livresBOUGAINV., Voy. t. II, p. 251
Pas de tortue, marche très lente.
Marchez donc ; la, quel pas de tortue !Thomas Corneille, Comt. d'Orgueil, III, 9
À pas de tortue, en tortue, comme une tortue, très lentement.
Quand mes lettres vont comme des tortues par la tranquille voie du messagerMme de Sévigné, 3 avr. 1675
Il partit le plus tard qu'il put et marcha à pas de tortueSaint-Simon, 109, 169
Voyez où en sont Cyrus et Aronce au commencement du premier tome [du roman de Cyrus, par Mlle de Scudéry] ; cependant ces héros, avec leurs pas de tortue, ne laissent pas d'arriver au douzièmeFontenelle, Lett. gal. 8
Le mal a des ailes, et le bien va à pas de tortueVoltaire, Lett. 'SGravesande, 1736
2Espèce d'abri ou de toit que les Romains formaient en tenant leurs boucliers réunis au-dessus de leurs têtes, pour se couvrir en approchant du pied de la muraille d'une ville assiégée.
Ayant mis leurs boucliers sur leurs têtes, ils s'avancèrent ainsi en tortue, sans que ni les traits ni les tuiles pussent leur nuire en aucune façonRollin, Hist. anc. Œuv. t. VIII, p. 317
Machine de guerre, montée sur des roues et couverte, à l'abri de laquelle on pouvait s'avancer jusqu'au pied des murailles d'une ville assiégée.
3Ustensile pour la coction de certains mets.
Terme de cuisine. Tête de veau en tortue, c'est-à-dire à la financière.
4Constellation qu'on appelle aussi la Lyre.
5Terme de marine. Embarcation qu'on emploie pour traverser un bras de met
6Petite tortue ou vanesse, sorte de papillon.
Tortu, la bête ayant été ainsi nommée parce qu'elle a les pieds tortus ; provenç. et espagn. tortuga.
1Qui n'est pas droit, qui est de travers.
On dit que les meilleurs navires et qui résistent le mieux aux tourmentes, se composent des arbres les plus tortus et noueuxDial. d'Orat. Tubero, t. II, p. 290
Suis-je tortu ou bossu ?Molière, Pourc. I, 5
Comme une règle véritable redresserait une ligne tortue que j'aurais tracéeFénelon, Dial. des morts anc. 23
Elle n'est ni tortue ni bossue, se dit pour vanter la taille d'une femme.
Fig.
Que les chemins tortus deviennent droits, et les raboteux unisMassillon, Av. Disp. à la comm.
Familièrement. Le bois tortu, la vigne.
2Fig. Qui n'est pas conforme à la droite raison. Faire des raisonnements tortus.
Avoir l'esprit tortu, manquer de justesse dans l'esprit.
3Pris adverbialement. De travers.
4S. m. Serpent du genre boa.
Tortu représente une forme latine fictive tortutus, dérivé de tortus, l'action de tordre, de torquere (voy. TORDRE).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander