1voilé, ée part. passé (voi-lé, lée)
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1Couvert d'un voile.
- J'ai vu près de l'autel une femme voilée Voltaire, Scythes, II, 5
La coiffure des femmes arabes, quoique simple, est galante ; elles sont toutes à demi ou à quart voilées
Buffon, Suppl. à l'hist. nat. Œuvr. t. XI, p. 261
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Fig.
La tristesse voilée d'un doux sourire n'en est que plus amère à mon cœur
J.-J. Rousseau, Hél. I, 31
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Terme de botanique. Se dit du fruit, quand le calice, sans adhérer à l'ovaire, persiste autour de lui d'une manière lâche, et n'entoure le fruit qu'en partie.
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2Fig. Couvert comme d'un voile, caché.
Les prophètes ont dit clairement qu'Israël serait toujours aimé de Dieu, et que la loi serait éternelle ; et ils ont dit que l'on n'entendrait point leur sens, et qu'il était voilé
Pascal, Pens. XVI, 7, éd. HAVETPersécuteur voilé de tout parti opposé, il [le P. Lachaise] en parlait avec modération, en louait même quelques particuliers
Duclos, Œuvr. t. v, p. 116Il y a quelque chose de contenu, de voilé dans le caractère de lord Nelvil....
Mme de Staël, Corinne, IV, 1
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3Fig. Dont l'éclat est amoindri.
- Je l'ai trouvé, seigneur, au bout de cette alléeOù la clarté du ciel semble toujours voilée Corneille, Rodog. v, 4
Un brun roux, voilé d'une teinte verdâtre
Buffon, Ois. t. v, p. 427Il abonde en traits vifs, mais voilés
J.-J. Rousseau, Confess. XOui, dans ces jours d'automne où la nature expire, à ses regards voilés je trouve plus d'attraits
Lamartine, Médit. l'Automne.
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Voix voilée, voix qui n'a pas tout son timbre, tout son éclat.
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On dit de même : un organe voilé.
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Terme de manufacture. Porcelaine voilée, celle dont la blancheur est ternie par la flamme ou par toute autre cause.