Les Jeunes Croyances, 1867· II
III. À Victor Hugo
Je ne vous connais pas,‖ ô bien-aimé poëte ;Je n’ai pu contempler‖ la fière et noble têteOù les rayons brûlants‖ et doux du divin feuFont germer sans effort‖ la semence de Dieu.Je ne vous connais pas !‖ cependant j’imagineSi bien votre grand front‖ qu’un éclair illumine ;En votre œuvre, poëte,‖ on peut voir si souventVotre visage auguste,‖ éclatant et vivant,Que si, par un beau jour,‖ perdu dans une foule,Car nous ne savons pas‖ où le hasard nous roule,Par un jour envié‖ vous passiez devant moi,J’irais droit jusqu’à vous‖ pour vous dire : « C’est toi ! »
Nîmes, 1864.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 6((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distique
- Mots à la rime
- a poëte / tête féminine, classiqueb feu / Dieu masculine, classiquea j’imagine / illumine féminine, classiqueb souvent / vivant masculine, classiquea foule / roule féminine, classiqueb moi / toi masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Jeunes Croyances, Paris, Alphonse Lemerre Éditeur, 1867· numérisation wikisource.org· Sources