Les Jeunes Croyances, 1867· II
VI. Aquarelle
À V. Courdouan.
L’ombre est lumineuse :‖ à travers les branchesLe bon Dieu sourit‖ et le ciel descend ;Le vent du matin‖ cueille les fleurs blanches ;La nature parle‖ et l’âme comprend !
Tout semble pensif :‖ la terre travaille ;Le bourgeon gonflé‖ boit les feux du jour,Et le lierre tresse‖ un pan de murailleOù va, gracieux,‖ se nicher l’amour !
L’insecte s’éveille‖ au sein de la rose,Dont l’air embaumé‖ fait un doux berceau ;Le divin secret‖ sort de toute chose ;La chanson du nid‖ vole avec l’oiseau ;
Et le ruisseau bleu‖ joint à ce mystèreLe bruit éternel‖ et mystérieux,Le bruit du baiser‖ qu’il donne à la terre,Qu’il jette aux amants,‖ qu’il envoie aux cieux !
La Crau d’Hyères, 1865.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abab)
- Mètre
- Décasyllabes· profil 5+5
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a branches / blanches féminine, classiqueb descend / comprend masculine, classiquea travaille / muraille féminine, classiqueb jour / l’amour masculine, classiquea rose / chose féminine, classiqueb berceau / l’oiseau masculine, classiquea mystère / terre féminine, classiqueb mystérieux / cieux masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Jeunes Croyances, Paris, Alphonse Lemerre Éditeur, 1867· numérisation wikisource.org· Sources