Les Jeunes Croyances, 1867· IV
XVIII. « J’ai, toute cette nuit, ferme et tête baissée »
J’ai, toute cette nuit,‖ ferme et tête baissée,Écrit, rêvé,… c’est bien,‖ et je vais m’endormir ;Je suis content de moi !‖ La nuit s’est effacée :C’est l’aurore ; mes yeux‖ voient ma lampe pâlir.
Puissé-je ainsi, penché‖ sur l’existence sombre,Travailler, travailler‖ tant que je serai fort,Et puis, heureux, lassé‖ de la vie et de l’ombre,Voir naître longuement‖ l’Aurore de la mort !
Toulon, 21-22 juin 1866.
Versification
- Forme
- 2 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 2 quatrains
- Mots à la rime
- a baissée / effacée féminine, classiqueb m’endormir / pâlir masculine, classiquea sombre / l’ombre féminine, classiqueb fort / mort masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
8 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Jeunes Croyances, Paris, Alphonse Lemerre Éditeur, 1867· numérisation wikisource.org· Sources