Le petit-neveu de Grécourt, 1883
L’excuse ingénieuse
Dans un endroit obscur,‖ trouvant une Duchesse,Un jeune Mousquetaire‖ osa porter la mainSous le jupon de son Altesse.Elle jette un cri, c’est en vain :Mon étourdi,‖ qu’un vif aiguillon presse,Jusques au bout allant son train,Claquoit et reclaquoit sans cesse.« Finirez-vous donc, libertin ?» A moi quelqu’un ! la Fleur,‖ Champagne, la Jeunesse ! »Ces Messieurs, qui buvoient‖ au Cabaret voisin,N’entendoient pas‖ la voix de leur Maîtresse.Mon polisson‖ lâche prise à la fin.‒ « Ah ! malheureux,‖ tu payeras demain» Ce trait d’audace‖ et de scélératesse :» Crois que ton trépas est certain !» ‒ Pardonnez un moment d’ivresse, »Reprit le Mousquetaire‖ avec un air serein ;« J’ai fait sans doute une sottise,» Et vous m’en voyez confondu :» Que voulez-vous que je vous dise ?» Las ! je suis un homme foutu,» Si vous avez le coeur‖ aussi dur que le cu ! »
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 3[abab] 1[ababa] 1[ababb]
- Mètre
- Vers de 8, 12 et 10 syllabes (11 de 8, 6 de 12, 5 de 10)· profil 8, 6+6, 4+6
- Mots à la rime
- a Duchesse / Altesse féminine, classiqueb main / vain masculine, classiquea presse / cesse féminine, classiqueb train / libertin masculine, classiquea Jeunesse / Maîtresse féminine, classiqueb voisin / fin masculine, classiquea demain / certain / serein masculine, classiqueb scélératesse / d’ivresse féminine, classiquea sottise / dise féminine, classiqueb confondu / foutu / cu masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
22 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le petit-neveu de Grécourt ou Étrennes gaillardes, PARIS, Isidore LISEUX, Éditeur, 1883· numérisation Project Gutenberg· Sources