Le petit-neveu de Grécourt, 1883
Le double aveu
Un grand Seigneur,‖ frappé de mort subite,Droit aux enfers‖ fut conduit au plus vite.Du Styx à peine‖ il eut touché le bord,Que son cocher‖ s’offre à ses yeux d’abord.‒ « Vous, Monseigneur,‖ dans ce lieu de souffrance ?» Puis-je savoir‖ quel crime, quelle offense ?…» ‒ Mon cher Vincent,‖ j’ai tout sacrifié» Pour enrichir‖ le fils que ma moitié,» Cette adorable‖ et vertueuse femme,» M’avoit donné,‖ seul gage de sa flamme.» Mais toi, Vincent,‖ quel est donc le sujet» De ton malheur ?‖ Toi, sage domestique ?…» ‒ Ah ! Monseigneur,‖ ce maudit fils unique,» Hélas ! je suis‖ ici pour l’avoir fait. »
Versification
- Forme
- Sonnet non classique (sonnet)
- Rimes
- aabb ccdd eef ggf
- Mètre
- Décasyllabes· profil 4+6
- Mots à la rime
- a subite / vite féminine, classiqueb bord / d’abord masculine, classiquec souffrance / offense féminine, classiqued sacrifié / moitié masculine, classiquee femme / flamme féminine, classiquef sujet / fait masculine, classiqueg domestique / unique féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le petit-neveu de Grécourt ou Étrennes gaillardes, PARIS, Isidore LISEUX, Éditeur, 1883· numérisation Project Gutenberg· Sources