Le petit-neveu de Grécourt, 1883
Le pardon
A son voisin‖ la gentille IsabelleFut se plaindre de son époux,Qui toujours lui cherchoit querelle.‒ « Croyez-moi, » dit-il, « vengez-vous. »Le conseil plut fort à la belle ;Le galant fut choisi‖ pour servir son courroux.A chaque heure du jour,‖ c’étoit nouvelle plainte ;Notre couple à l’envi‖ signaloit son ardeur ;Mais la colère du vengeurEn moins de huit jours fut éteinte :De tout on se lasse à la fin.La belle, que toujours‖ la vengeance aiguillonne,Six fois fut se plaindre un matin :‒ « Oh ! pour le coup, » dit le voisin,« Je suis Chrétien, je lui pardonne. »
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1[ababab] 1[abba] 1[abaab]
- Mètre
- Octosyllabes et alexandrins (10 de 8, 4 de 12, 1 de 10)· profil 8, (4+6), 6+6
- Mots à la rime
- a Isabelle / querelle / belle féminine, classiqueb époux / vengez-vous / courroux masculine, classiquea plainte / éteinte féminine, classiqueb ardeur / vengeur masculine, classiquea fin / matin / voisin masculine, classiqueb aiguillonne / pardonne féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
15 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le petit-neveu de Grécourt ou Étrennes gaillardes, PARIS, Isidore LISEUX, Éditeur, 1883· numérisation Project Gutenberg· Sources