Alcools, 1913· Les fiançailles
« J’ai eu le courage de regarder en arrière »
J’ai eu le courage de regarder en arrièreLes cadavres de mes joursMarquent ma route et je les pleureLes uns pourrissent dans les églises italiennesOu bien dans de petits bois de citronniersQui fleurissent et fructifientEn même temps et en toute saisonD’autres jours ont pleuré avant de mourir dans des tavernesOù d’ardents bouquets rouaientAux yeux d’une mulâtresse qui inventait la poésieEt les roses de l’électricité s’ouvrent encoreDans le jardin de ma mémoire
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Alcools, Paris, Gallimard, 1920· numérisation damienbe.chez.com· Sources