Alcools, 1913· Les fiançailles
« Je n’ai plus même pitié de moi »
Je n’ai plus même pitié de moiEt ne puis exprimer mon tourment de silenceTous les mots que j’avais à dire se sont changés en étoilesUn Icare tente de s’élever jusqu’à chacun de mes yeuxEt porteur de soleils je brûle au centre de deux nébuleusesQu’ai-je fait aux bêtes théologales de l’intelligenceJadis les morts sont revenus pour m’adorerEt j’espérais la fin du mondeMais la mienne arrive en sifflant comme un ouragan
9 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Alcools, Paris, Gallimard, 1920· numérisation damienbe.chez.com· Sources