Alcools, 1913
Rosemonde
A André Derain.
Longtemps au pied du perron deLa maison où entra la dameQue j’avais suivie pendant deuxBonnes heures à AmsterdamMes doigts jetèrent des baisers
Mais le canal était désertLe quai aussi et nul ne vitComment mes baisers retrouvèrentCelle à qui j’ai donné ma vieUn jour pendant plus de deux heures
Je la surnommai RosemondeVoulant pouvoir me rappelerSa bouche fleurie en HollandePuis lentement je m’en allaiPour quêter la Rose du Monde
Versification
- Mètre
- Octosyllabes
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
15 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Alcools, Paris, Gallimard, 1920· numérisation damienbe.chez.com· Sources