Poésies, 1900· IV Chansons
Chansons de pierrot
I
La nuit, quand la vigne est en fleur,Un blanc rayon, comme un voleur,Se glisse dans la treille brune,Holà, compagnons, c’est la lune.Sous son clair et tiède baiser,Le grain vert gonfle à se briser, ;Puis, quand la vendange est cueillie,O lune ! ton baiser divinDonne à l’ivresse du bon vinSa pointe de mélancolie.
II
Laisse la chambre closeEt le lit parfumé,Prends ton ombrelle rosePrends ta robe de mai,Le printemps nous convieAux amours d’autrefois,Viens entendre, Sylvie,La musique des bois.
( Pierrot héritier, 1865 Scène I.)
(Id. Scène XI.)
18 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Paul Arène, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1900· numérisation gallica.bnf.fr· Sources