Poésies, 1900· VI Amitiés et sympathies
En l’honneur du docteur martin Charcot
ET A PROPOS DE L’HEUREUSE COÏNCIDENCE DE SA FÊTE AVEC SON ÉLECTION, 1893
Saint Martin, ému de pitiéPour le pauvre sans bas ni cotteQui se morfond et qui grelotte,Coupa son manteau par moitié.Malheureusement la légendeNe dit pas la couleur du drap :Était-il blanc, bleu, nacarat,Ou bien pourpre ? On se le demande.On ne se le demande plusDepuis que — douairière endormieQui s’éveille — l’AcadémieVous plaça parmi ses élus !Et ce fut d’un Elbeuf superbeTon d’espérance et couleur d’herbeQue le pauvre se vit couvert,Puisque Martin, drapier céleste,A su dans le pan qui lui resteTrouver pour vous un habit vert.
18 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Paul Arène, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1900· numérisation gallica.bnf.fr· Sources