Poésies, 1900· V Poèmes et fantaisies
Évocation
Au poète Albert Mérat.
J’avais le cœur triste à mourir,Mais tes vers l’ont fait refleurir,Tes vers sont venus me guérir
J’ai revu la patrie aimée,J’ai revu la mer enflammée,J’ai senti la brise embaumée.
L’odeur des pins parfumait l’air.Le soleil dressait sur la merSon visage splendide et clair.
Des enfants dansaient une danse,Vingt tambourins tous en cadenceBattaient un vieil air de Provence.
Et je voyais, rêveur charmé,Passer, blanche, en robe de mai,Une enfant qui m’aurait aimé !
15 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Paul Arène, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1900· numérisation gallica.bnf.fr· Sources