Poésies, 1900· I Sonnets
Pour un éventail
Si les ondines et les fées,Maintenant ainsi qu’autrefois,Sur une coquille de noixNaviguaient, de corail coiffées ;
Et si j’étais — car nous aimonsSuivre parfois d’étranges rêves, —Un des minuscules démons,Rois de la mer bleue et des grèves,
Je ne voudrais d’autre travailQue d’agiter cet éventail,Pour faire une brise légère.
Qui pousserait tout doucementLa barque vers un port charmant…Et vous seriez la passagère.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Paul Arène, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1900· numérisation gallica.bnf.fr· Sources