Dans la fournaise, 1892
La Coupe
Le poëte en sa coupe,‖ orgueil du ciseleur,S’enivre, et boit le vin‖ amer de la douleur.Puis, après avoir bu‖ le vin, il boit la lieOù dorment la tristesse‖ et la mélancolie.Et puis, après la lie‖ encore, tout au fond,Dorment en un flot noir‖ l’accablement profondEt l’inutile amour‖ de l’Idéal qui lèveSon front chaste, et l’horreur‖ effrayante du rêve.Et comme, en regardant‖ longtemps ce flot moqueur,Le poëte qui sent‖ se soulever son cœur,A dans ses sombres yeux‖ l’égarement d’Oreste,La Muse lui dit : Mon‖ bien-aimé, bois le reste !
Paris, le dimanche 5 septembre 1886.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 6((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Strophes
- 1 distique
- Mots à la rime
- a ciseleur / douleur masculine, classiqueb lie / mélancolie féminine, classiquea fond / profond masculine, classiqueb lève / rêve féminine, classiquea moqueur / cœur masculine, classiqueb d’Oreste / reste féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Oeuvres poetiques completes, Paris, Honoré Champion, 2001· numérisation Peter Edwards· Sources