Le sang de la coupe, 1857
Les Affres de l’Amour
Parfois dans votre esprit,‖ où cent rêves diffusPeuplent de visions‖ la pensée alourdie,Comme dans la nuit noire‖ un éclair d’incendieVous voyez l’idéal‖ à travers ses refus.
Comme une aurore en feu‖ perce les bois touffus,Vous entendrez bientôt‖ dans votre âme agrandieSortir une superbe‖ et pure mélodieDe ce murmure vague‖ et de ces bruits confus.
Évadés frémissants‖ du ciel qui nous réclame,Ne nous étonnons pas‖ de tout ce que notre âmeA de tressaillements‖ pour enfanter l’amour.
Il est un arbre épars‖ dont la fleur solitaireMet cent ans à fleurir‖ et ne dure qu’un jour :Elle éclate en s’ouvrant‖ comme un coup de tonnerre.
Octobre 1847.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a diffus / refus masculine, classiqueb alourdie / d’incendie féminine, classiquea touffus / confus masculine, classiqueb agrandie / mélodie féminine, classiquec réclame / âme féminine, classiqued l’amour / jour masculine, classiquee solitaire / tonnerre féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres de Théodore de Banville. Le sang de la Coupe, Trente-six Ballades joyeuses, Le Baiser., Paris, Alphonse Lemerre, éditeur, 1857· numérisation poesies.net· Sources