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Les Exilés, 1867

L’âme de Célio

Théodore de Banville· 65 quatrains, alexandrins, 260 vers

Ce calme Célio,‖ ce fils de la chimèreQui passa comme un rêve,‖ et qu’on pleure aujourd’hui,Ce jeune homme pensif,‖ beau comme un dieu d’Homère,Je l’ai connu ; je veux‖ parler encor de lui.

Mais parmi nous, d’ailleurs,‖ son image est vivante !Terrible, et secouant‖ dans l’air un feu subtil,Sa lourde chevelure‖ inspirait l’épouvante,Et sa bouche, ô douceur !‖ charmait le mois d’avril.

Poëte, comme il fut‖ adoré dès ce monde !Oh ! Que de fois, songeant‖ à nous, il déroulaDu bout de ses doigts fins‖ l’or d’une tresse blonde,Sans savoir qu’à ses pieds‖ une femme était là !

Adoré ! Tout l’aimait‖ dans sa grâce première.Pourtant l’âme féroce‖ et lâche de Don JuanN’habita point ce corps‖ pétri dans la lumièreQue berçaient les sanglots‖ du sauvage océan !

Non, pour voir jusqu’à lui‖ de pâles favoritesLever l’œil extatique‖ et voilé du martyr,Il n’avait pas versé‖ de larmes hypocrites,Et jamais Célio‖ n’eut besoin de mentir.

Car la séduction‖ émanait de son être,Comme du diamant‖ le rayon étoilé.Il n’avait qu’à venir‖ pour dominer en maître ;Sa voix persuadait‖ avant d’avoir parlé.

Oh ! Savez-vous combien‖ de femmes que dévoreMême à présent son nom,‖ traînant de longs ennuis,Le murmuraient aux soirs,‖ et criaient à l’aurore :Je l’aime ! Et se plaignaient‖ aux haleines des nuits !

Et les vierges en fleur,‖ troupe folle et timide,Honteuses de sentir‖ frissonner leurs bras nus,Le suivaient dans le bal‖ d’un long regard humide,Et, blanches, étouffaient‖ leurs soupirs ingénus.

Mais ce ne fut pas lui,‖ cet amant des orages,Qui put se réjouir‖ à voir couler des pleurs,Ou qui suivit la gloire‖ et ses fuyants mirages.Avenir, avenir,‖ son âme était ailleurs !

Que disait-il aux bois,‖ quand, sous leur sombre voûte,Il écoutait, caché‖ dans le feuillage noir,L’eau céleste filtrer‖ et pleurer goutte à goutte,Délicieusement,‖ comme son désespoir ?

Car il fut un vrai fils‖ des antiques orphées,Et la création‖ l’accueillait en amiDans la clairière obscure‖ et près des sources féesOù brille le serpent,‖ sur le sable endormi.

Que disait-il, penché‖ sur le flot des fontaines,Aux fleurettes de l’herbe,‖ aux nids dans les roseaux,Quand d’une voix si tendre‖ il leur contait ses peines,Lui qui savait aussi‖ la langue des oiseaux ?

Ou bien, avec l’aurore‖ il fuyait dans la brume,Farouche et, comme l’ange‖ horrible du trépas,Monté sur un cheval‖ effaré, blanc d’écume,Qu’il faisait obéir‖ en lui parlant tout bas.

Mais il aima surtout‖ cette consolatrice,La nuit, la grande nuit‖ qui, dans ses cheveux bruns,De nos seins déchirés‖ baise la cicatrice,Et berce nos tourments‖ au milieu des parfums ;

La nuit et ses lueurs‖ de diamant, froisséesPar l’aube, dont l’opale‖ éclate au front du ciel,Et le frissonnement‖ des étoiles glacéesQui guérit les transports‖ de nos cœurs pleins de fiel.

Il contemplait, de l’ombre‖ où nos larmes tarissent,Dans le jardin de joie‖ à nos pas défendu,Ces guirlandes, ces lys‖ de clarté qui fleurissent,Et leur parlait alors,‖ de douleur éperdu !

Il leur disait, noyé‖ dans les horreurs du gouffreQue l’insondable azur‖ suspend sur notre effroi :« Ô constellations,‖ vous voyez que je souffre,Flambeaux de l’éther vaste,‖ ayez pitié de moi ! »

Et les hommes, voyant‖ ce beau porteur de lyreN’avoir pour seuls amis‖ que les astres des cieux,Dans lesquels ses regards‖ pénétrants savaient lire,Voulaient prendre en pitié‖ son cœur silencieux.

« Oh ! Disaient-ils, songeur‖ caressé par les flammes,La beauté resplendit‖ sur ton visage altierBaigné par des flots d’or,‖ enchantement des âmes,Et ta lèvre est pareille‖ aux fleurs de l’églantier.

Quand tu lèves tes yeux‖ à la clarté fidèles,Dans tes prunelles d’or‖ l’éclair semble jaillir ;Les vierges de seize ans,‖ quand tu passes près d’elles,Sentent leur voix s’éteindre‖ et leur sang tressaillir.

La vertu dédaigneuse‖ et la pudeur faroucheSe changent pour toi seul‖ en désirs embrasés ;Tu charmes l’innocence‖ elle-même, et ta boucheEst comme un seuil divin‖ meurtri par les baisers.

Comme un dieu triomphant‖ tu parus dans la vie,Dont ta pensée agile‖ a déjà fait le tour ;Mais qui pourrait remplir‖ ton âme inassouvie,Sinon le flot immense‖ et clair d’un seul amour ?

Ah ! Sans doute, bel ange‖ effrayé de ton rêve,Tu chercheras bientôt‖ la fraîcheur du matin,Et tu te guériras‖ des voluptés sans trêvePrès d’une blonde épouse‖ au regard enfantin.

Ainsi qu’un matelot‖ fatigué des tourmentes,Et las de voir toujours‖ le gouffre tournoyer,Tu renaîtras alors,‖ et loin de tes amantesTu connaîtras enfin‖ la douceur du foyer. »

Tels ils parlaient ; mais lui,‖ bercé par la musiqueSuave qu’il écoute‖ au fond du ciel obscur,Répondait lentement‖ de sa voix héroïque,Dont la sérénité‖ fait songer à l’azur :

« Oui, le calme plairait‖ à ma fierté jalouse,Et j’aspire en silence‖ à l’oubli des combats.Oui, mon cœur tout sanglant‖ appelle son épouse ;Mais que me parlez-vous‖ de bonheur ici-bas ?

Croyez-vous que je puisse‖ en des routes fleuriesOublier les déserts‖ d’épouvante peuplés,Quand mes frères tremblants,‖ sous le fouet des furies,Baissent avec horreur‖ des fronts échevelés ?

Ah ! Donnez-leur aussi‖ l’épouse blonde et fièreQui tend sa lèvre en fleur‖ plus douce que le vin,Et le vieux lit de chêne,‖ et la pure lumièreDu rajeunissement,‖ sans lequel tout est vain !

Mais s’ils doivent, sans cesse‖ abreuvés d’amertume,Leur bâton dans la main‖ poursuivre l’horizon,Sans voir pendant les mois‖ de frimas et de brumeUne lampe fidèle‖ éclairer leur maison ;

S’il faut que chaque jour‖ avive leur blessure,Et qu’à peine échangeant‖ quelque parole entre eux,Toujours ces voyageurs‖ gardent sur leur chaussureLa trace des cailloux‖ et des chemins poudreux ;

Tant qu’il ne viendra pas‖ une heure de délicesPour guérir tous les maux‖ dont leur cœur est navré,Je refuse ma lèvre‖ aux suprêmes calicesDu bonheur ; et comme eux‖ jusque-là je vivrai

Avec l’âpre douceur‖ de l’oiseau solitaireQui fuit d’un vol affreux‖ les arbres et les nids,Et qui plane toujours,‖ altéré de mystère,Ou sur la foule en pleurs‖ ou dans les cieux bénis !

Car, puisque nous parlons‖ dans ce temps misérableOù les exilés seuls‖ ont encor soif du beau,Et, dans leur piété‖ pour la muse adorable,Gardent le lys sans tache‖ et le sacré flambeau,

Non, je ne saurais pas‖ chanter aux pieds d’une angeEt voir à mes côtés‖ dormir de beaux enfants,Tandis que je les vois‖ qui marchent dans la fange,Tristes, désespérés,‖ maudits, mais triomphants.

Comme à présent la pourpre‖ est une chose vileQue les passants haineux‖ peuvent injurier,Je montrerai la mienne‖ à ce troupeau servile :Je veux ma part de honte‖ et ma part de laurier.

Ma place est près de ceux‖ qui sur leur sein d’ivoireÉtalent, sans souci‖ du railleur odieux,Ce lambeau d’écarlate‖ auguste et dérisoireQui désigne ici-bas‖ les bouffons et les dieux.

Pour si peu qu’il leur reste‖ un éclair de génieDont les buveurs de flamme‖ un jour s’enivreront,Je veux, je veux ma part‖ de leur ignominie ;Je veux porter comme eux‖ de la boue à mon front.

Je ne suis pas celui‖ qui peut goûter la gloireLoin des miens, et me plaire‖ aux loisirs du vainqueur,Lorsque derrière moi,‖ dans l’ombre épaisse et noire,On foulerait aux pieds‖ ces morceaux de mon cœur.

Ainsi, ne tentez pas‖ mes heures de délire,Foyer, chaste bonheur‖ qu’envierait ma raison !Je mêle mes fureurs‖ aux sanglots de la lyre ;Je n’ai pas de famille‖ et n’ai pas de maison.

Ma maison, c’est le roc‖ aimé des tourterelles,La grotte dont le lierre‖ a tapissé le mur,C’est le palais empli‖ de joie et de querellesDont le dôme est bâti‖ de feuillage et d’azur.

C’est l’abri sourcilleux‖ que la nature enchaîneÀ la bouche des flots‖ tordus par les autans ;C’est la nuit du ravin ;‖ c’est le tronc noir du chêneMeurtri par le tonnerre‖ et creusé par le temps.

C’est l’antre d’où l’on voit‖ courir les blanches voilesDans les flocons d’écume‖ et sur le gouffre amer ;C’est la caverne au front‖ baisé par les étoiles,D’où l’on entend gronder‖ et sangloter la mer !

Ma famille, ce sont‖ tous ces pâles convivesQui, n’ayant pas eu faim‖ du terrestre repas,Tremblent comme des lys‖ au bord des sources vives,Et qui ne filent pas‖ et ne travaillent pas !

C’est vous, poëtes forts‖ que les épines blessent,Vous qui sur tous les maux‖ tenez vos fronts penchés,Et dont les mains, toujours‖ vierges et blanches, laissentUne odeur d’ambroisie‖ à ce que vous touchez !

C’est vous chez qui la grâce‖ a conservé son culte,Statuaires, démons‖ obstinés et chercheurs,Fiers de vivre éperdus‖ pour un art qu’on insulte,Dans l’éblouissement‖ lumineux des blancheurs !

C’est vous tous dont le pied‖ bondit sur les rivages,Et qui dans les buissons‖ où rit une clarté,Cueillez en même temps‖ que les mûres sauvagesCe fruit des grands chemins‖ qu’on nomme liberté.

C’est le vieux mendiant‖ farouche, qui s’enivreDe la sierra vermeille‖ et du ciel espagnol ;C’est toi dont le parfum‖ m’encourageait à vivre,Rose de la montagne,‖ et c’est toi, rossignol !

C’est vous, derniers amants‖ de la lyre assassine,Pauvres comédiens,‖ qui le long du coteauEmportez au soleil‖ Marivaux et Racine,Sous le manteau riant‖ que vous donna Wateau !

Idoles aux beaux yeux,‖ c’est vous ! Dont le poëteConsolera pendant‖ toute l’éternitéLa beauté sculpturale‖ et grandiose, faitePour l’infamie, ou bien‖ pour la divinité.

Vous roulez au ruisseau,‖ race éclatante et rose !Dans les jours de cet âge‖ aveugle et sans essor,Qui ne se hausse pas‖ jusqu’à l’apothéoseDe vos fronts de lumière‖ et de vos tresses d’or !

Il vous jette à l’enfer‖ plein d’ombres sépulcrales,Parce qu’il ne saurait,‖ dans son dédain jaloux,Allumer sur vos fronts‖ les clartés sidérales !Venez, je vous le dis,‖ ma famille c’est vous.

Victime aux longs cheveux,‖ muse, beauté, génie !Grande vierge promise‖ au supplice immortel,C’est toi que chaque jour,‖ comme une Iphigénie,Le couteau du grand prêtre‖ égorge sur l’autel !

Ah ! Peut-être qu’enfin,‖ race pleine de joie !Quand les vautours de l’air‖ acharnés sur ton flancSeront las de te mordre‖ et de manger ton foie,Et d’agrandir ta plaie‖ et de boire ton sang,

Nourrice de héros,‖ sainte aristocratie,Tu régneras avec‖ ton regard azuréSur ce monde qui rêve‖ à peine et balbutie,Et certes, ce jour-là,‖ je me reposerai ! »

C’est ainsi que parlait‖ aux passants de la terreLe divin Célio,‖ que regrettent les fleurs.Il est mort sans avoir‖ à son lit solitaireUne timide épouse‖ échevelée en pleurs.

Mais sur l’âpre montagne‖ où parmi l’herbe hauteFrémit le bouton d’or,‖ par la brise plié,La forêt, dont il fut‖ le compagnon et l’hôte,Depuis qu’il est parti,‖ ne l’a pas oublié !

Et les trembles d’argent,‖ les chênes, les érables,Et la grotte où frissonne‖ un luth éolien,Et l’eau vive, si douce‖ au cœur des misérables,Et les grands sapins noirs‖ se le rappellent bien !

Et la mer, et la mer‖ plaintive, son amante,Et l’océan houleux‖ brisé par les récifs,Murmurent sans repos‖ son nom dans la tourmenteEt l’apprennent encore‖ aux matelots pensifs.

Et quand viennent les jours‖ d’été, blancs et féeriques,Les sculpteurs amoureux‖ des symboles anciens,Les peintres éblouis,‖ les poëtes lyriques,Les chanteurs vagabonds‖ et les musiciens

Songent sans désespoir‖ au marbre funéraireDe ce martyr d’amour‖ beau comme Alaciel,Et disent : « parfumez‖ l’âme de notre frère !Aimez-le, fleurissez‖ pour lui, roses du ciel ! »

Et ce troupeau toujours‖ blessé, les amoureuses,Qui se donnent en rêve‖ à cet homme indomptéEt relisent ses vers‖ dans leurs heures fiévreusesAvec les longs frissons‖ de l’âcre volupté,

Et le mendiant, fils‖ de gueux, qui s’extasieDe voir briller l’aurore‖ en son riche appareil,Et qui sur ses haillons,‖ comme un prince d’Asie,Porte joyeusement‖ un habit de soleil,

Et ces divinités‖ mornes sous leur dentelleDont les attraits, au lieu‖ de durer deux mille ans,S’effaceront demain‖ faute d’un Praxitèle,Et qui n’ont plus d’abri‖ dans les temples croulants.

Et les petits oiseaux‖ donneurs de sérénadesAvec le barde ailé‖ des cieux, le rossignol,Et les filles d’amour‖ qui vont par les bourgadesJouer en corset d’or‖ Chimène et dona sol ;

Et tous ceux qui mourront‖ pour l’amante de pierre,Tous les pauvres, tous les‖ rêveurs, tous les mauditsRépètent chaque soir,‖ en faisant leur prière :« Accueillez-le, seigneur,‖ dans votre paradis ! »

Nice, janvier 1860.

Versification

Forme
65 quatrains (quatrains)
Rimes
65(abab)
Mètre
Alexandrins· profil 6−6
Strophes
65 quatrains
Mots à la rime
a chimère / d’Homère féminine, classiqueb aujourd’hui / lui masculine, classiquea vivante / l’épouvante féminine, classiqueb subtil / d’avril masculine, classiquea monde / blonde féminine, classiqueb déroula / là masculine, classiquea première / lumière féminine, classiqueb Juan / océan masculine, classiquea favorites / hypocrites féminine, classiqueb martyr / mentir masculine, classiquea être / maître féminine, classiqueb étoilé / parlé masculine, classiquea dévore / l’aurore féminine, classiqueb ennuis / nuits masculine, classiquea timide / humide féminine, classiqueb nus / ingénus masculine, classiquea orages / mirages féminine, classiqueb pleurs / ailleurs masculine, classiquea voûte / goutte féminine, classiqueb noir / désespoir masculine, classiquea orphées / fées féminine, classiqueb ami / endormi masculine, classiquea fontaines / peines féminine, classiqueb roseaux / oiseaux masculine, classiquea brume / d’écume féminine, classiqueb trépas / bas masculine, classiquea consolatrice / cicatrice féminine, classiqueb bruns / parfums masculine, classiquea froissées / glacées féminine, classiqueb ciel / fiel masculine, classiquea tarissent / fleurissent féminine, classiqueb défendu / éperdu masculine, classiquea gouffre / souffre féminine, classiqueb effroi / moi masculine, classiquea lyre / lire féminine, classiqueb cieux / silencieux masculine, classiquea flammes / âmes féminine, classiqueb altier / l’églantier masculine, classiquea fidèles / d’elles féminine, classiqueb jaillir / tressaillir masculine, classiquea farouche / bouche féminine, classiqueb embrasés / baisers masculine, classiquea vie / inassouvie féminine, classiqueb tour / amour masculine, classiquea rêve / trêve féminine, classiqueb matin / enfantin masculine, classiquea tourmentes / amantes féminine, classiqueb tournoyer / foyer masculine, classiquea musique / héroïque féminine, classiqueb obscur / l’azur masculine, classiquea jalouse / épouse féminine, classiqueb combats / ici-bas masculine, classiquea fleuries / furies féminine, classiqueb peuplés / échevelés masculine, classiquea fière / lumière féminine, classiqueb vin / vain masculine, classiquea d’amertume / brume féminine, classiqueb l’horizon / maison masculine, classiquea blessure / chaussure féminine, classiqueb eux / poudreux masculine, classiquea délices / calices féminine, classiqueb navré / vivrai masculine, classiquea solitaire / mystère féminine, équivalenteb nids / bénis masculine, classiquea misérable / adorable féminine, classiqueb beau / flambeau masculine, classiquea ange / fange féminine, classiqueb enfants / triomphants masculine, classiquea vile / servile féminine, classiqueb injurier / laurier masculine, classiquea d’ivoire / dérisoire féminine, classiqueb odieux / dieux masculine, classiquea génie / ignominie féminine, classiqueb s’enivreront / front masculine, classiquea gloire / noire féminine, classiqueb vainqueur / cœur masculine, classiquea délire / lyre féminine, classiqueb raison / maison masculine, classiquea tourterelles / querelles féminine, classiqueb mur / d’azur masculine, classiquea enchaîne / chêne féminine, classiqueb autans / temps masculine, classiquea voiles / étoiles féminine, classiqueb amer / mer masculine, classiquea convives / vives féminine, classiqueb repas / pas masculine, classiquea blessent / laissent féminine, classiqueb penchés / touchez masculine, classiquea culte / insulte féminine, classiqueb chercheurs / blancheurs masculine, classiquea rivages / sauvages féminine, classiqueb clarté / liberté masculine, classiquea s’enivre / vivre féminine, classiqueb espagnol / rossignol masculine, classiquea assassine / Racine féminine, classiqueb coteau / Wateau masculine, classiquea poëte / faite féminine, classiqueb l’éternité / divinité masculine, classiquea rose / l’apothéose féminine, classiqueb essor / d’or masculine, classiquea sépulcrales / sidérales féminine, classiqueb jaloux / vous masculine, classiquea génie / Iphigénie féminine, classiqueb immortel / l’autel masculine, classiquea joie / foie féminine, classiqueb flanc / sang masculine, classiquea aristocratie / balbutie féminine, classiqueb azuré / reposerai masculine, classiquea terre / solitaire féminine, classiqueb fleurs / pleurs masculine, équivalentea haute / l’hôte féminine, classiqueb plié / oublié masculine, classiquea érables / misérables féminine, classiqueb éolien / bien masculine, classiquea amante / tourmente féminine, classiqueb récifs / pensifs masculine, classiquea féeriques / lyriques féminine, classiqueb anciens / musiciens masculine, classiquea funéraire / frère féminine, classiqueb Alaciel / ciel masculine, classiquea amoureuses / fiévreuses féminine, classiqueb indompté / volupté masculine, classiquea s’extasie / d’Asie féminine, classiqueb appareil / soleil masculine, classiquea dentelle / Praxitèle féminine, classiqueb ans / croulants masculine, classiquea sérénades / bourgades féminine, classiqueb rossignol / sol masculine, classiquea pierre / prière féminine, classiqueb maudits / paradis masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

260 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Exilés, Paris, Fasquelle, 1899· numérisation CNRTL (Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales) http://www.cnrtl.fr/corpus/frantext/frantext.php· Sources