Rondels, 1874
II. La Nuit
Nous bénissons la douce Nuit,Dont le frais baiser nous délivre.Sous ses voiles on se sent vivreSans inquiétude et sans bruit.
Le souci dévorant s’enfuit,Le parfum de l’air nous enivre ;Nous bénissons la douce Nuit,Dont le frais baiser nous délivre.
Pâle songeur qu’un Dieu poursuit,Repose-toi, ferme ton livre.Dans les cieux blancs comme du givreUn flot d’astres frissonne et luit,Nous bénissons la douce Nuit.
Versification
- Forme
- Rondel classique (rondel)
- Rimes
- ABba abAB abbaA
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- A Nuit / bruit masculine, classiqueB délivre / vivre féminine, classiquea s’enfuit / Nuit masculine, classiqueb enivre / délivre féminine, classiquea poursuit / luit / Nuit masculine, classiqueb livre / givre féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
13 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes. Les Éxilés. Odelettes, Améthystes, Rimes dorées, Rondels, les Princesses, Trente-six ballades joyeuses., Paris, Bibliothèque Charpentier, Eugène Fasquelle, Éditeur, 1878· numérisation poesies.net· Sources