Rondels, 1874
III. Le Printemps
Te voilà, rire du Printemps !Les thyrses des lilas fleurissent.Les amantes qui te chérissentDélivrent leurs cheveux flottants.
Sous les rayons d’or éclatantsLes anciens lierres se flétrissent.Te voilà, rire du Printemps !Les thyrses des lilas fleurissent.
Couchons-nous au bord des étangs,Que nos maux amers se guérissent !Mille espoirs fabuleux nourrissentNos cœurs gonflés et palpitants.Te voilà, rire du Printemps !
Versification
- Forme
- Rondel classique (rondel)
- Rimes
- ABba abAB abbaA
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- A Printemps / flottants masculine, classiqueB fleurissent / chérissent féminine, classiquea éclatants / Printemps masculine, classiqueb flétrissent / fleurissent féminine, classiquea étangs / palpitants / Printemps masculine, classiqueb guérissent / nourrissent féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
13 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes. Les Éxilés. Odelettes, Améthystes, Rimes dorées, Rondels, les Princesses, Trente-six ballades joyeuses., Paris, Bibliothèque Charpentier, Eugène Fasquelle, Éditeur, 1878· numérisation poesies.net· Sources