Les Pleureuses, 1895· Le soir en fête
Départ
Le soleil pâle a lui‖ sur les bois monotones,Notre azur charitable‖ est doucement parti ;Le frisson des adieux‖ a déjà retenti,Elle a l’espace d’or‖ entre ses mains mignonnes.Et j’attendrai longtemps,‖ au dimanche du soir,L’éveil religieux‖ de son pas qui s’ignore ;Je ne l’oublierai pas,‖ la dame que j’adore,Avec ses yeux si doux‖ et son grand chapeau noir.Et je pense au pays‖ éloigné de cent lieues,Au bal tourbillonnant,‖ puis au petit jardinOù nous avons aimé‖ l’amour ou des fleurs bleues ;Aux richesses du cœur‖ où se perd Aladin,Aux grands oiseaux avec‖ des astres sur leurs queues,Puis aux douces enfants‖ gui vous aiment soudain.
Versification
- Forme
- Sonnet non classique (sonnet)
- Rimes
- abba cddc efe fef
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a monotones / mignonnes féminine, classiqueb parti / retenti masculine, classiquec soir / noir masculine, classiqued s’ignore / j’adore féminine, classiquee lieues / bleues / queues féminine, classiquef jardin / Aladin / soudain masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Pleureuses, Paris, Ernest Flammarion, éditeur, 1920· numérisation poesies.net· Sources