Les Pleureuses, 1895· Le soir en fête
Geste
Quand la nuit tombe des cieux,J’entre en la chambre infinie,Tournant vers votre harmonieLe rayon pur de mes yeux.
Le pauvre mur, qui vous aime,Vous caresse d’un décor ;Vous avez des cheveux d’orNuancés, plus beaux qu’eux-mêmes.
Votre sourire qu’on voit,Luit seul dans la nuit du monde.De la fenêtre profondeL’azur vous montre du doigt.
Vous scintillez, lèvres closes,En deuil, en sourire, en fleur,Pleine d’un rayon trembleur.Comme l’étoile des choses.
Sur l’ombre où je suis noyéCe soir vous souriez toute.Et les yeux au loin, j’écoute,Comme après qu’on a prié…
Versification
- Forme
- 5 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 5(abba)
- Mètre
- Heptasyllabes
- Strophes
- 5 quatrains
- Mots à la rime
- a cieux / yeux masculine, classiqueb infinie / harmonie féminine, classiquea aime / qu’eux-mêmes féminine, non classiqueb décor / d’or masculine, classiquea voit / doigt masculine, classiqueb monde / profonde féminine, classiquea closes / choses féminine, classiqueb fleur / trembleur masculine, classiquea noyé / prié masculine, classiqueb toute / j’écoute féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.5
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Pleureuses, Paris, Ernest Flammarion, éditeur, 1920· numérisation poesies.net· Sources