Les Pleureuses, 1895· Le silence des pauvres
Silence
Dans la solitude qu’on voit.
La vie est trop calme et trop bonneQui nous exauce de rayons ;Le champ permet que nous venions,L’horizon s’élargit et donne…
Avec son bonheur d’accueillir,L’aube tendre est une merveille.Le doux soir nous donne sa veilleComme sa douceur à cueillir.
Sur la montagne qui s’ennuieLe soleil pleure malgré lui ;C’est par hasard qu’un éclair luit,C’est sans savoir que vient ta pluie…
Mystérieuse et sans souffrir,La nuit pâle fait toujours place…Restons là, nous avons l’espace.L’univers nous laisse dormir.
Le ciel écoute les apôtres…Le destin nous voit à genoux.Là-bas, là-bas, plus loin que nous,L’avenir est comme les autres !
Versification
- Forme
- 5 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 5(abba)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 5 quatrains
- Mots à la rime
- a bonne / donne féminine, classiqueb rayons / venions masculine, classiquea d’accueillir / cueillir masculine, classiqueb merveille / veille féminine, classiquea s’ennuie / pluie féminine, classiqueb lui / luit masculine, non classiquea souffrir / dormir masculine, classiqueb place / l’espace féminine, classiquea apôtres / autres féminine, classiqueb genoux / nous masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.5· écart moyen à la rime classique 0.5
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Pleureuses, Paris, Ernest Flammarion, éditeur, 1920· numérisation poesies.net· Sources