L’éternelle chanson, 1884
I. Billet doux
Blondine, j’ai perdu mon cœur,En vous reconduisant, Dimanche.Connaissez-vous pas l’escroqueur ?Blondine, j’ai perdu mon cœur.Je vous vois d’ici, l’air moqueur,Me dire : Il n’est pas dans ma manche.Blondine, j’ai perdu mon cœur,En vous reconduisant, Dimanche.
Serait-il pas entré chez vous ?Très fortement je l’en soupçonne.Il a parfois des pensers fous ;Serait-il pas entré chez vous ?Ne vous mettez pas en courrouxJe n’accuse encore personne.Serait-il pas entré chez vous ?Très fortement je l’en soupçonne.
Il est comme les papillonsQui vont toujours vers les lumières,Quitte à brûler tous leurs paillons.Il est comme les papillons ;Or, il a dû voir les rayonsQui s’échappent de vos paupières.Il est comme les papillonsQui vont toujours vers les lumières.
A-t-il eu tort ou bien raisonDe risquer un tel coup d’audace ?Dites le moi, Lise, Lison,A-t-il eu tort ou bien raison.Gardez le dans votre maison,Baste ! il tiendra si peu de place.A-t-il eu tort ou bien raisonDe risquer un tel coup d’audace ?
Versification
- Rimes
- 4(ABaAabAB)
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- A cœur / l’escroqueur masculine, classiqueB Dimanche / manche féminine, classiqueA cœur / moqueur masculine, classiqueA vous / fous masculine, classiqueB soupçonne / personne féminine, classiqueA vous / courroux masculine, classiqueA papillons / paillons masculine, classiqueB lumières / paupières féminine, classiqueA papillons / rayons masculine, classiqueA raison / Lison masculine, classiqueB d’audace / place féminine, classiqueA raison / maison masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.9· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
32 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après L’Éternelle chanson, Léon Vanier,Paris, 1884· numérisation poesies.net· Sources