L’éternelle chanson, 1884
IV. Toujours
Hier, je t’avais dans mes bras,Fatiguée, et presque endormie.Tous deux enfouis sous les draps,Hier, je t’avais dans mes bras.Toujours, toujours, tu m’aimeras,M’as tu dit, ma petite amie.Hier, je t’avais dans mes bras,Fatiguée et presque endormie.
Toujours, toujours, ô mot joyeuxComme un carillon de baptême,Frappe mon oreille et mes yeux,Toujours, toujours, ô mot joyeux !Lise, ce mot délicieux,Redis le toujours à qui t’aime.Toujours, toujours, ô mot joyeuxComme un carillon de baptême.
Quel est ce besoin d’infiniQue nous avons au fond de l’âme ?Toujours, toujours. O mot béni !Quel est ce besoin d’infini ?Mot charmeur, ni le bonheur, niL’amour ne vivent sans sa flamme.Quel est ce besoin d’infiniQue nous avons au fond de l’âme ?
Oui, nous nous aimerons toujours.Tu l’as bien dit, ô ma très chère.Sans compter les nuits, ni les jours,Oui, nous nous aimerons toujours.A d’autres les caprices courts,Et l’affection passagère.Oui, nous nous aimerons toujours,Tu l’as bien dit, ô ma très chère.
Versification
- Rimes
- 4(ABaAabAB)
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- A bras / draps masculine, classiqueB endormie / amie féminine, classiqueA bras / m’aimeras masculine, classiqueA joyeux / yeux masculine, classiqueB baptême / t’aime féminine, classiqueA joyeux / délicieux masculine, classiqueA d’infini / béni masculine, classiqueB l’âme / flamme féminine, classiqueA d’infini / ni masculine, classiqueA toujours / jours masculine, classiqueB chère / passagère féminine, classiqueA toujours / courts masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
32 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après L’Éternelle chanson, Léon Vanier,Paris, 1884· numérisation poesies.net· Sources