L’éternelle chanson, 1884
III. Sérénade
Belle écoute-moi donc un peu,O Lys, Lison, Lisette, Lise ;Vénus brille, le ciel est bleu,Belle écoute-moi donc un peu.Sais tu bien que j’adore un DieuDont ta chambre rose est l’Église.Belle écoute-moi donc un peu.O Lys, Lison, Lisette, Lise.
Fuyons ensemble, n’importe où,Près de la mer, à la campagne,En Gascogne, en Suisse, en Poitou.Fuyons ensemble, n’importe où,Aux pays où l’on parle indou,Dans la très romantique Espagne.Fuyons ensemble, n’importe où,Près de la mer, à la campagne.
Nous trouverons, au fond d’un bois,Une cabane sous les branches.Quel nid, frais et doux à la fois,Nous trouverons au fond d’un bois !Là, point de pudeur aux abois.Matins roses ! Jours bleus ! Nuits blanches !Nous trouverons, au fond d’un bois,Une cabane sous les branches.
Les buissons embaumés aurontDe sûrs abris pour nos caresses.Que de fleurs douces, pour ton front,Les buissons embaumés auront !Les petits oiseaux, à l’œil rond,Chanteront l’hymne des Ivresses.Les buissons embaumés aurontDe sûrs abris pour nos caresses.
Versification
- Rimes
- 4(ABaAabAB)
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- A peu / bleu masculine, classiqueB Lise / l’Église féminine, classiqueA peu / Dieu masculine, classiqueA où / Poitou masculine, classiqueB campagne / Espagne féminine, classiqueA où / indou masculine, classiqueA bois / fois masculine, classiqueB branches / blanches féminine, classiqueA bois / abois masculine, classiqueA auront / front masculine, classiqueB caresses / Ivresses féminine, classiqueA auront / rond masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
32 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après L’Éternelle chanson, Léon Vanier,Paris, 1884· numérisation poesies.net· Sources