Soixante années de lyrisme intermittent, 1945
Carnot polyèdre avec art équarri
Qui dont tout adversaire est un iconoclaste,L’homme dont les secrets dans les mers ont péri,Le vertueux Constans, que Toulouse a nourri,Attend quelques amis pour les traiter sans faste.
On sonne. C’est Périer, gardien de l’enclos vasteOù le hideux troupeau brait, renâcle et barrit ;C’est Carnot, polyèdre avec art équarri,Et voici Cavaignac, qu’on sait de noble caste.
Cependant que, depuis un instant déjà long,Ses hôtes affamés attendent au salon,Le patron au sous-sol officie en personne.
Et le potage bout dans un ample chaudron.C’est d’upas, d’aconit que Constans l’assaisonneEt des grains verts encor du toxicodendron.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Soixante années de lyrisme intermittent, PARIS, ÉDITIONS LITTÉRAIRES DE FRANCE, 1945· Sources