Poésies, 1845‑1858· Idéal
A une belle inconnue
Laissez-moi longtemps en silenceM’éblouir de votre beauté :Mon regard n’est pas une offense.C’est un hommage mérité.Est-ce que jamais le ciel pensePar notre terre être insulté,Si l’azur de son dôme immenseDans les lacs bleus est reflété*Votre image en mon cœur se plongeJe veux l’emporter comme un songeDont on ne peut se détacher,Comme le trésor d’un avare.Ou le parfum d’une fleur rareQu’on respira sans y toucher.
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abab abab ccd eed
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a silence / offense féminine, classiqueb beauté / mérité masculine, classiquea pense / immense féminine, classiqueb insulté / reflété masculine, classiquec plonge / songe féminine, classiqued détacher / toucher masculine, classiquee avare / rare féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.9· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Prosper Blanchemain, Paris, LIBRAIRIE ANCIENNE ET MODERNE - ÉDOUARD ROUVEYRE, 1880· numérisation archive.org· Sources