Poésies, 1845‑1858· Idéal
Amica Silentia
Viens ! la nuit est belle, l’air pur,Et le ciel sans nuage ;La lune glisse dans l’azur,Comme un cygne qui nage ;Les fleurs mêlent en un parfumMille senteurs divines ;Nos cœurs unis n’en font plus qu’un,Qui bat dans deux poitrines.
Pose tes deux mains sur mon bras,Ton front sur mon épaule ;Viens ! nous irons où tu voudras,Dans les prés, sous Je saule,Au bord du ruisseau babillard,Ou dans le bois qui tremble,Marchant et parlant au hasard,Mais heureux d’être ensemble !
Versification
- Forme
- 2 huitains (huitains)
- Rimes
- 2(ababcdcd)
- Mètre
- Hexasyllabes et octosyllabes (8 de 6, 8 de 8)· profil 8, 6
- Strophes
- 2 huitains
- Mots à la rime
- a pur / l’azur masculine, classiqueb nuage / nage féminine, classiquec parfum / qu’un masculine, classiqued divines / poitrines féminine, classiquea bras / voudras masculine, classiqueb épaule / saule féminine, classiquec babillard / hasard masculine, classiqued tremble / ensemble féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Prosper Blanchemain, Paris, LIBRAIRIE ANCIENNE ET MODERNE - ÉDOUARD ROUVEYRE, 1880· numérisation archive.org· Sources