Poésies, 1845‑1858· Poèmes et poésies
Bouquet de bal
A Marie Désirée.
Alors, c’était au temps‖ où je doutais encore,Où je disais tout bas,‖ follement éperdu :c Je ne suis pas aimé,‖ c’est en vain que j’adore ! »Et ton regard au mien‖ n’avait pas répandu.
Alors, voyant mes fleurs‖ à l’abandon laissées,Voyant le bal joyeux‖ de leurs débris semé,Je me livrais en proie‖ à mes tristes pensées,Et je désespérais‖ d’être jamais aimé.
Ah ! laisse maintenant,‖ pour toute la soirée,Le bouquet oublié‖ se faner dans un coin,Pourvu que par instants‖ je voie, ô Désirée,Tes yeux, mon tendre espoir,‖ me sourire de loin !
Qu’importe le parfum‖ qui meurt avec la rose,Ou le camélia‖ qui tombe sous tes pas !N’est-il pas une fleur,‖ dans nos deux cœurs éclose,Fleur au parfum divin,‖ fleur qui ne mourra pas ?
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a encore / j’adore féminine, classiqueb éperdu / répandu masculine, classiquea laissées / pensées féminine, classiqueb semé / aimé masculine, classiquea soirée / Désirée féminine, classiqueb coin / loin masculine, classiquea rose / éclose féminine, classiqueb pas masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Prosper Blanchemain, Paris, LIBRAIRIE ANCIENNE ET MODERNE - ÉDOUARD ROUVEYRE, 1880· numérisation archive.org· Sources