Poésies, 1845‑1858· Idéal
La ruine
Ils sont morts ; la race est éteinte ;Le manoir aux massives toursEst démantelé pour toujours ;Les corbeaux y volent sans crainte.
Sur le sommet du pic mauditSe dresse la sombre ruine ;Et lorsque le soleil décline,Noir géant, son ombre grandit.
Pendant la nuit, de blanches ombresDescendent d’un nuage en pleursPour cueillir l’asphodèle en fleursQui pousse entre les créneaux sombres
Et de ces humides trésorsCouronnant leurs têtes d’opales,Elles dansent aux clartés pâlesDe la lune amante des morts.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abba)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a éteinte / crainte féminine, classiqueb tours / toujours masculine, classiquea maudit / grandit masculine, classiqueb ruine / décline féminine, classiquea ombres / sombres féminine, classiqueb pleurs / fleurs masculine, classiquea trésors / morts masculine, classiqueb d’opales / pâles féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Prosper Blanchemain, Paris, LIBRAIRIE ANCIENNE ET MODERNE - ÉDOUARD ROUVEYRE, 1880· numérisation archive.org· Sources