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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Épitres, 1670‑1698

Épître Xii

SUR L’AMOUR DE DIEU A M. L’ABBÉ RENAUDOT

Nicolas Boileau-Despréaux· distiques, alexandrins, 240 vers

(1695)

Docte abbé, tu dis vrai :‖ l’homme au crime attaché,En vain, sans aimer Dieu,‖ croit sortir du péché.Toutefois, n’en déplaise‖ aux transports frénétiquesDu fougueux moine auteur‖ des troubles germaniques,Des tourments de l’enfer‖ la salutaire peurN’est pas toujours l’effet‖ d’une noire vapeur,Qui, de remords sans fruit‖ agitant le coupable,Aux yeux de Dieu le rende‖ encor plus haïssable.Cette utile frayeur,‖ propre à nous pénétrer,Vient souvent de la grâce‖ en nous prête d’entrer,Qui veut dans notre cœur‖ se rendre la plus forte,Et, pour se faire ouvrir,‖ déjà frappe à la porte.Si le pécheur, poussé‖ de ce saint mouvement,Reconnaissant son crime,‖ aspire au sacrement,Souvent Dieu tout à coup‖ d’un vrai zèle l’enflamme ;Le Saint-Esprit revient‖ habiter dans son âme,Y convertit enfin‖ les ténèbres en jour,Et la crainte servile‖ en filial amour.C’est ainsi que souvent‖ la sagesse suprême,Pour chasser le démon,‖ se sert du démon même.Mais, lorsqu’en sa malice‖ un pécheur obstiné,Des horreurs de l’enfer‖ vainement étonné,Loin d’aimer, humble fils,‖ son véritable père,Craint et regarde Dieu‖ comme un tyran sévère ;Au bien qu’il nous promet‖ ne trouve aucun appas,Et souhaite en son cœur‖ que ce Dieu ne soit pas ;En vain, la peur sur lui‖ remportant la victoire,Aux pieds d’un prêtre il court‖ décharger sa mémoire ;Vil esclave, toujours‖ sous le joug du péché,Au démon qu’il redoute‖ il demeure attaché.L’amour, essentiel‖ à notre pénitence,Doit être l’heureux fruit‖ de notre repentance.Non ! quoi que l’ignorance‖ enseigne sur ce point,Dieu ne fait jamais grâce‖ à qui ne l’aime point.A le chercher la peur‖ nous dispose et nous aide,Mais il ne vient jamais,‖ que l’amour ne succède.Cessez de m’opposer‖ vos discours imposteurs,Confesseurs insensés,‖ ignorants séducteurs,Qui, pleins des vains propos‖ que l’erreur vous débite,Vous figurez qu’en vous‖ un pouvoir sans limiteJustifie à coup sûr‖ tout pécheur alarmé ;Et que, sans aimer Dieu‖ l’on peut en être aimé.Quoi donc ! cher Renaudot,‖ un chrétien effroyable,Qui jamais, servant Dieu,‖ n’eut d’objet que le diable,Pourra, marchant toujours‖ dans des sentiers maudits,Par des formalités‖ gagner le paradis !Et, parmi les élus,‖ dans la gloire éternelle,Pour quelques sacrements‖ reçus sans aucun zèle,Dieu fera voir aux yeux‖ des saints épouvantésSon ennemi mortel‖ assis à ses côtés !Peut-on se figurer‖ de si folles chimères ?On voit pourtant, on voit‖ des docteurs, même austères,Qui, les semant partout,‖ s’en vont pieusementDe toute piété‖ saper le fondement ;Qui, le cœur infecté‖ d’erreurs si criminelles,Se disent hautement‖ les purs, les vrais fidèles ;Traitant d’abord d’impie‖ et d’hérétique affreuxQuiconque ose pour Dieu‖ se déclarer contre eux.De leur audace en vain‖ les vrais chrétiens gémissent :Prêts à la repousser,‖ les plus hardis mollissent,Et, voyant contre Dieu‖ le diable accrédité,N’osent qu’en bégayant‖ prêcher la vérité.Mollirons-nous aussi ?‖ Non ; sans peur, sur ta trace,Docte abbé, de ce pas‖ j’irai leur dire en face :« Ouvrez les yeux enfin,‖ aveugles dangereux.Oui, je vous le soutiens,‖ il serait moins affreuxDe ne point reconnaître‖ un Dieu maître du monde,Et qui règle à son gré‖ le ciel, la terre et l’onde,Qu’en avouant qu’il est,‖ et qu’il sut tout former,D’oser dire, qu’on peut‖ lui plaire sans l’aimer.Un si bas, si honteux,‖ si faux christianismeNe vaut pas des Platons‖ l’éclairé paganisme,Et chérir les vrais biens,‖ sans en savoir l’auteur,Vaut mieux que, sans l’aimer,‖ connaître un créateur. »Expliquons-nous pourtant.‖ Par cette ardeur si sainte,Que je veux qu’en un cœur‖ amène enfin la crainte,Je n’entends pas ici‖ ce doux saisissement,Ces transports pleins de joie‖ et de ravissement,Qui font des bienheureux‖ la juste récompense ;Et qu’un cœur rarement‖ goûte ici par avance.Dans nous l’amour de Dieu,‖ fécond en saints désirs,N’y produit pas toujours‖ de sensibles plaisirs ;Souvent, le cœur qui l’a‖ ne le sait pas lui-même ;Tel craint de n’aimer pas,‖ qui sincèrement aime ;Et, tel croit au contraire‖ être brûlant d’ardeur,Qui n’eut jamais pour Dieu‖ que glace et que froideur.C’est ainsi quelquefois‖ qu’un indolent mystique,Au milieu des péchés‖ tranquille fanatique,Du plus parfait amour‖ pense avoir l’heureux don,Et croit posséder Dieu‖ dans les bras du démon.Voulez-vous donc savoir‖ si la foi dans votre âmeAllume les ardeurs‖ d’une sincère flamme ?Consultez-vous vous-même :‖ à ses règles soumis,Pardonnez-vous sans peine‖ à tous vos ennemis ?Combattez-vous vos sens ?‖ domptez-vous vos faiblesses ?Dieu dans le pauvre est-il‖ l’objet de vos largesses ?Enfin dans tous ses points‖ pratiquez-vous sa loi ?Oui, dites-vous. Allez,‖ vous l’aimez, croyez-moi.« Qui fait exactement‖ ce que ma loi commande,A pour moi, dit ce Dieu,‖ l’amour que je demande. »Faites-le donc ; et, sûr‖ qu’il nous veut sauver tous,Ne vous alarmez point‖ pour quelques vains dégoûtsQu’en sa ferveur souvent‖ la plus sainte âme éprouve ;« Marchez, courez à lui :‖ qui le cherche le trouve ; »Et, plus de votre cœur‖ il paraît s’écarter,Plus par vos actions‖ songez à l’arrêter.Mais, ne soutenez point‖ cet horrible blasphème,Qu’un sacrement reçu,‖ qu’un prêtre, que Dieu même,Quoi que vos faux docteurs‖ osent vous avancer,De l’amour qu’on lui doit‖ puissent vous dispenser.« Mais s’il faut qu’avant tout,‖ dans une âme chrétienne,Diront ces grands docteurs,‖ l’amour de Dieu survienne,Puisque ce seul amour‖ suffit pour nous sauver,De quoi le sacrement‖ viendra-t-il nous laver ?Sa vertu n’est donc plus‖ qu’une vertu frivole. »Oh ! le bel argument,‖ digne de leur école !Quoi ! dans l’amour divin‖ en nos cœurs allumé,Le vœu du sacrement‖ n’est-il pas renfermé ?Un païen converti,‖ qui croit un Dieu suprême,Peut-il être chrétien‖ qu’il n’aspire au baptême ?Ni le chrétien en pleurs‖ être vraiment touchéQu’il ne veuille à l’église‖ avouer son péché ?Du funeste esclavage‖ où le démon nous traîneC’est le sacrement seul‖ qui peut rompre la chaîne :Aussi l’amour d’abord‖ y court avidement ;Mais lui-même il en est‖ l’âme et le fondement.Lorsqu’un pécheur, ému‖ d’une humble repentance,Par les degrés prescrits‖ court à la pénitence,S’il n’y peut parvenir,‖ Dieu sait les supposer.Le seul amour manquant‖ ne peut point s’excuser.C’est par lui que dans nous‖ la grâce fructifie ;C’est lui, qui nous ranime‖ et qui nous vivifie ;Pour nous rejoindre à Dieu,‖ lui seul est le lien ;Et, sans lui, foi, vertus,‖ sacrements, tout n’est rien.A ces discours pressants‖ que saurait-on répondre ?Mais, approchez ; je veux‖ encor mieux vous confondre,Docteurs. Dites-moi donc :‖ quand nous sommes absous,Le Saint-Esprit est-il,‖ ou n’est-il pas en nous ?S’il est en nous, peut-il,‖ n’étant qu’amour lui-même,Ne nous échauffer point‖ de son amour suprême ?Et s’il n’est pas en nous,‖ Satan, toujours vainqueur,Ne demeure-t-il pas‖ maître de notre cœur ?Avouez donc qu’il faut‖ qu’en nous l’amour renaisse ;Et n’allez point, pour fuir‖ la raison qui vous presse,Donner le nom d’amour‖ au trouble inaniméQu’au cœur d’un criminel‖ la peur seule a formé.L’ardeur qui justifie,‖ et que Dieu nous envoie,Quoiqu’ici bas souvent‖ inquiète et sans joie,Est pourtant cette ardeur,‖ ce même feu d’amour,Dont brûle un bienheureux‖ en l’éternel séjour.Dans le fatal instant‖ qui borne notre vie,Il faut que de ce feu‖ notre âme soit remplie ;Et Dieu, sourd à nos cris‖ s’il ne l’y trouve pas,Ne l’y rallume plus‖ après notre trépas.Rendez-vous donc enfin‖ à ces clairs syllogismes ;Et ne prétendez plus,‖ par vos confus sophismes,Pouvoir encore aux veux‖ du fidèle éclairéCacher l’amour de Dieu‖ dans l’école égaré.Apprenez que la gloire‖ où le ciel nous appelleUn jour des vrais enfants‖ doit couronner le zèle,Et non les froids remords‖ d’un esclave craintif,Où crut voir Abéli‖ quelque amour négatif.Mais quoi ! j’entends déjà‖ plus d’un fier scolastiqueQui, me voyant ici‖ sur ce ton dogmatiqueEn vers audacieux‖ traiter ces points sacrés,Curieux, me demande‖ où j’ai pris mes degrés ;Et si, pour m’éclairer‖ sur ces sombres matières,Deux cents auteurs extraits‖ m’ont prêté leurs lumières.Non. Mais, pour décider‖ que l’homme, qu’un chrétienEst obligé d’aimer‖ l’unique auteur du bien,Le Dieu qui le nourrit,‖ le Dieu qui le fit naître,Qui nous vint par sa mort‖ donner un second être,Faut-il avoir reçu‖ le bonnet doctoral,Avoir extrait Gamache,‖ Isambert et du Val ?Dieu, dans son Livre saint,‖ sans chercher d’autre ouvrage,Ne l’a-t-il pas écrit‖ lui-même à chaque page ?De vains docteurs encore,‖ ô prodige honteux,Oseront nous en faire‖ un problème douteux !Viendront traiter d’erreur‖ digne de l’anathèmeL’indispensable loi‖ d’aimer Dieu pour lui-même,Et, par un dogme faux‖ dans nos jours enfanté,Des devoirs du chrétien‖ rayer la charité !Si j’allais consulter‖ chez eux le moins sévère,Et lui disais : « Un fils‖ doit-il aimer son père ?— Ah ! peut-on en douter ?‖ » dirait-il brusquement ;Et quand je leur demande‖ en ce même moment :« L’homme, ouvrage d’un Dieu‖ seul bon et seul aimable,Doit-il aimer ce Dieu,‖ son père véritable ? »Leur plus rigide auteur‖ n’ose le décider,Et craint, en l’affirmant,‖ de se trop hasarder !Je ne m’en puis défendre ;‖ il faut que je t’écriveLa figure bizarre,‖ et pourtant assez vive,Que je sus l’autre jour‖ employer dans son lieu,Et qui déconcerta‖ ces ennemis de Dieu.Au sujet d’un écrit‖ qu’on nous venait de lire,Un d’entre eux m’insulta,‖ sur ce que j’osai direQu’il faut, pour être absous‖ d’un crime confessé,Avoir pour Dieu du moins‖ un amour commencé.« Ce dogme, me dit-il,‖ est un pur calvinisme. »O ciel ! me voilà donc‖ dans l’erreur, dans le schisme,Et partant réprouvé !‖ « Mais, poursuivis-je alors,Quand Dieu viendra juger‖ les vivants et les morts,Et, des humbles agneaux,‖ objets de sa tendresse,Séparera des boucs‖ la troupe pécheresse,A tous il nous dira,‖ sévère ou gracieux,Ce qui nous fit impurs‖ ou justes à ses yeux.Selon vous donc, à moi‖ réprouvé, bouc infâme,« Va brûler, dira-t-il‖ en l’éternelle flamme,« Malheureux qui soutins‖ que l’homme dût m’aimer ;« Et qui, sur ce sujet‖ trop prompt à déclamer,« Prétendis qu’il fallait,‖ pour fléchir ma justice,« Que le pécheur, touché‖ de l’horreur de son vice,« De quelque ardeur pour moi‖ sentît les mouvements, «Et gardât le premier‖ de mes commandements ! »Dieu, si je vous en crois,‖ me tiendra ce langage.Mais, à vous, tendre agneau,‖ son plus cher héritage,Orthodoxe ennemi‖ d’un dogme si blâmé,« Venez, vous dira-t-il,‖ venez, mon bien-aimé ;« Vous qui, dans les détours‖ de vos raisons subtiles «Embarrassant les mots‖ d’un des plus saints conciles,« Avez délivré l’homme,‖ ô l’utile docteur !« De l’importun fardeau‖ d’aimer son Créateur ;« Entrez au ciel, venez,‖ comblé de mes louanges,« Du besoin d’aimer Dieu‖ désabuser les anges. »A de tels mots, si Dieu‖ pouvait les prononcer,Pour moi je répondrais,‖ je crois, sans l’offenser :« Oh ! que pour vous mon cœur‖ moins dur et moins farouche,Seigneur, n’a-t-il, hélas !‖ parlé comme ma bouche ! »Ce serait ma réponse‖ à ce Dieu fulminant.Mais, vous, de ses douceurs‖ objet fort surprenant,Je ne sais pas comment,‖ ferme en votre doctrine,Des ironiques mots‖ de sa bouche divineVous pourriez, sans rougeur‖ et sans confusion,Soutenir l’amertume‖ et la dérision. »L’audace du docteur,‖ par ce discours frappée,Demeura sans réplique‖ à ma prosopopée.Il sortit tout à coup,‖ et, murmurant tout basQuelques termes d’aigreur‖ que je n’entendis pas,S’en alla chez Binsfeld,‖ ou chez Basile Ponce,Sur l’heure à mes raisons‖ chercher une réponse.

Versification

Forme
Distiques
Rimes
120((aa))
Mètre
Alexandrins· profil 6+6
Strophes
1 distique
Mots à la rime
a attaché / péché masculine, classiqueb frénétiques / germaniques féminine, classiquea peur / vapeur masculine, classiqueb coupable / haïssable féminine, classiquea pénétrer / d’entrer masculine, classiqueb forte / porte féminine, classiquea mouvement / sacrement masculine, classiqueb l’enflamme / âme féminine, classiquea jour / amour masculine, classiqueb suprême / même féminine, classiquea obstiné / étonné masculine, classiqueb père / sévère féminine, classiquea appas / pas masculine, classiqueb victoire / mémoire féminine, classiquea péché / attaché masculine, classiqueb pénitence / repentance féminine, classiquea point masculine, classiqueb aide / succède féminine, classiquea imposteurs / séducteurs masculine, classiqueb débite / limite féminine, classiquea alarmé / aimé masculine, classiqueb effroyable / diable féminine, classiquea maudits / paradis masculine, classiqueb éternelle / zèle féminine, classiquea épouvantés / côtés masculine, classiqueb chimères / austères féminine, classiquea pieusement / fondement masculine, classiqueb criminelles / fidèles féminine, classiquea affreux / eux masculine, classiqueb gémissent / mollissent féminine, classiquea accrédité / vérité masculine, classiqueb trace / face féminine, classiquea dangereux / affreux masculine, classiqueb monde / l’onde féminine, classiquea former / l’aimer masculine, classiqueb christianisme / paganisme féminine, classiquea l’auteur / créateur masculine, classiqueb sainte / crainte féminine, classiquea saisissement / ravissement masculine, classiqueb récompense / avance féminine, classiquea désirs / plaisirs masculine, classiqueb lui-même / aime féminine, classiquea d’ardeur / froideur masculine, classiqueb mystique / fanatique féminine, classiquea don / démon masculine, classiqueb âme / flamme féminine, classiquea soumis / ennemis masculine, classiqueb faiblesses / largesses féminine, classiquea loi / croyez-moi masculine, classiqueb commande / demande féminine, classiquea tous / dégoûts masculine, classiqueb éprouve / trouve féminine, classiquea s’écarter / l’arrêter masculine, classiqueb blasphème / même féminine, classiquea avancer / dispenser masculine, classiqueb chrétienne / survienne féminine, classiquea sauver / laver masculine, classiqueb frivole / école féminine, classiquea allumé / renfermé masculine, classiqueb suprême / baptême féminine, classiquea touché / péché masculine, classiqueb traîne / chaîne féminine, classiquea avidement / fondement masculine, classiqueb repentance / pénitence féminine, classiquea supposer / s’excuser masculine, classiqueb fructifie / vivifie féminine, classiquea lien / rien masculine, classiqueb répondre / confondre féminine, classiquea absous / nous masculine, classiqueb lui-même / suprême féminine, classiquea vainqueur / cœur masculine, classiqueb renaisse / presse féminine, classiquea inanimé / formé masculine, classiqueb envoie / joie féminine, classiquea d’amour / séjour masculine, classiqueb vie / remplie féminine, classiquea pas / trépas masculine, classiqueb syllogismes / sophismes féminine, classiquea éclairé / égaré masculine, classiqueb appelle / zèle féminine, classiquea craintif / négatif masculine, classiqueb scolastique / dogmatique féminine, classiquea sacrés / degrés masculine, classiqueb matières / lumières féminine, classiquea chrétien / bien masculine, classiqueb naître / être féminine, classiquea doctoral / Val masculine, classiqueb ouvrage / page féminine, classiquea honteux / douteux masculine, classiqueb l’anathème / lui-même féminine, classiquea enfanté / charité masculine, classiqueb sévère / père féminine, classiquea brusquement / moment masculine, classiqueb aimable / véritable féminine, classiquea décider / hasarder masculine, classiqueb t’écrive / vive féminine, classiquea lieu / Dieu masculine, classiqueb lire / dire féminine, classiquea confessé / commencé masculine, classiqueb calvinisme / schisme féminine, classiquea alors / morts masculine, classiqueb tendresse / pécheresse féminine, classiquea gracieux / yeux masculine, classiqueb infâme / flamme féminine, classiquea m’aimer / déclamer masculine, classiqueb justice / vice féminine, classiquea mouvements / commandements masculine, classiqueb langage / héritage féminine, classiquea blâmé / bien-aimé masculine, classiqueb subtiles / conciles féminine, classiquea docteur / Créateur masculine, classiqueb louanges / anges féminine, classiquea prononcer / l’offenser masculine, classiqueb farouche / bouche féminine, classiquea fulminant / surprenant masculine, classiqueb doctrine / divine féminine, classiquea confusion / dérision masculine, classiqueb frappée / prosopopée féminine, classiquea bas / pas masculine, classiqueb Ponce / réponse féminine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.4· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

240 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques, Paris, Hachette, 1889· numérisation gallica.bnf.fr· Sources