Rapsodies, 1832· Rapsodies
Hymne Au Soleil
À ANDRÉ BOREL.
Pauvre bougre !Jules JANIS.
Là dans ce sentier creux,‖ promenoir solitaireDe mon clandestin mal,Je viens tout souffreteux,‖ et je me couche à terreComme un brute animal.Je viens couver ma faim,‖ la tête sur la pierre,Appeler le sommeil,Pour étancher un peu‖ ma brûlante paupière ;Je viens user‖ mon écot de soleil !
Là-bas dans la cité,‖ l’avarice sordideDes chefs sur tout champart :Au mouton-peuple on vend‖ le soleil et le vide ;J’ai payé, j’ai ma part !Mais sur tous, tous égaux‖ devant toi, soleil juste,Tu verses tes rayons,Qui ne sont pas plus doux‖ au front d’un Sire auguste,Qu’au sale front‖ d’une gueuse en haillons.
Versification
- Forme
- 2 huitains (huitains)
- Rimes
- 2(ababcdcd)
- Mètre
- Vers de 12, 6 et 10 syllabes (8 de 12, 6 de 6, 2 de 10)· profil 6, 6+6, 4+6
- Strophes
- 2 huitains
- Mots à la rime
- a solitaire / terre féminineb mal / animal masculinec pierre / paupière féminined sommeil / soleil masculinea sordide / vide féminineb champart / part masculinec juste / auguste féminined rayons / haillons masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Rapsodies, M. Levy,Paris, 1868· numérisation poesies.net· Sources