Les jours reflétés, 1925· La vie· III L’amour
Tandis que je vous suis…
Tandis que je vous suis sous les jaunes ramuresOù le zéphyr répond aux ruisseaux qui susurrent,Mes yeux que vous charmez se distraient parfois,Pris invinciblement par la beauté des bois.
Et tout en vous aimant toujours d’amour extrêmeIl me paraît alors que cet amour que j’aime,Malgré vous, malgré moi, change d’objet soudainTant je sens que l’automne éperdument m’étreint.
8 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les jours reflétés, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1925· numérisation gallica.bnf.fr· Sources