Mélodies poétiques, 1890· Postface
Aux poètes
O poètes, ô fous divins, à l’esprit tendre,Qui bercez votre vie aux rythmes solennels,O poètes, vos voix sont douces ; les entendreMet en fuite l’angoisse et les doutes mortels.
Car, lorsque vous pleurez, vos lai mes sont sincères,Car votre rire est franc comme un soleil d’été,Vos chants d’amour sont purs, et vos larmes, ô frères,Gagnent les régions où règne la Beauté.
Et puisque, à vos concerts de phrases grandioses,Te viens joindre le faible écho de ma chanson,Ainsi qu’une fleurette en un bouquet de roses !A vous de tout mon cœur ma fragile moisson.
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Mélodies poétiques, Lyon, HENRI GEORG, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1890· numérisation numelyo.bm-lyon.fr· Sources