Les poëmes de l’amour et de la mer, 1876· II La mort de l’amour
XXXIX. « C’est le vent qui m’a fait pleurer »
C’est le vent qui m’a fait pleurer,C’est le vent aigu de la plaine,Qu’on entend geindre et soupirerLà-bas, comme une chatte pleine…C’est le vent qui m’a fait pleurer.
Je sentais sa brutale haleine,Et le vent devenait moqueur ;J’étais dans un manteau de laineTout en lambeaux, comme mon cœur !C’est le vent aigu de la plaine,
C’est lui seul qui m’a fait pleurer ;Qui de ma paupière flétrieTant de larmes a su tirer !C’est le vent qui rage et qui crie,C’est le vent qui m’a fait pleurer.
Versification
- Forme
- 3 quintils (quintils)
- Rimes
- 3(ababa)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quintils
- Mots à la rime
- a pleurer / soupirer masculineb plaine / pleine fémininea haleine / laine / plaine féminineb moqueur / cœur masculinea pleurer / tirer masculineb flétrie / crie féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
15 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les poëmes de l’amour et de la mer, Paris, Charpentier et Cie, Libraires-éditeurs, 1876· numérisation gallica.bnf.fr· Sources