Les poëmes de l’amour et de la mer, 1876· I La fleur des eaux
XXVIII. Chanson
Nous sommes partis un matin ;La menthe, l’iris et le thymMêlaient leurs senteurs pénétrantes ;Nous allions vers les pays bleusPour cueillir des lis fabuleuxEt de mystiques amarantes.
Fleurs coquettes et fleurs des blésParaient ses cheveux déroulés ;Mais on cueille sur les cheminsPlus de baisers que de jasmins.
Nous voulions écouter aussiRossignols, merles sans souci,Toutes les voix de la ramée ;Même, pour les entendre mieux,Dans un fourré silencieuxJ’avais conduit ma bien-aimée.
Nous avons écouté, rêvé ;Mais sous bois nous avons trouvéPlus de chansons que de pinsons,Plus de baisers que de chansons.
Versification
- Forme
- Sizains
- Rimes
- 2{1(aabccb) 1(aabb)}
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 2 sizains, 2 quatrains
- Mots à la rime
- a matin / thym masculineb pénétrantes / amarantes fémininec bleus / fabuleux masculinea blés / déroulés masculineb chemins / jasmins masculinea aussi / souci masculineb ramée / bien-aimée fémininec mieux / silencieux masculinea rêvé / trouvé masculineb pinsons / chansons masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les poëmes de l’amour et de la mer, Paris, Charpentier et Cie, Libraires-éditeurs, 1876· numérisation gallica.bnf.fr· Sources