Les poëmes de l’amour et de la mer, 1876· I La fleur des eaux
XXXIII. « J’ai pendant longtemps caressé ce rêve »
J’ai pendant longtemps‖ caressé ce rêveDe poser mon front‖ sur ta joue en feu,Te laissant, le soir,‖ un dernier adieu,Mots inachevés‖ que le cœur achève.
J’ai rêvé d’un long‖ et tranquille amour,De baiser tes mains‖ aux longues soiréesOu de caresser‖ tes tresses dorées,Et de nous aimer‖ jusqu’au dernier jour.
Un calme foyer‖ lorsque le soir tombeEt que Février‖ souffle à nos carreaux ;De vieux souvenirs,‖ des rêves nouveaux,Et, quand finiront‖ ces rêves, la tombe.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abba)
- Mètre
- Décasyllabes· profil 5+5
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a rêve / achève féminineb feu / adieu masculinea amour / jour masculineb soirées / dorées féminineb carreaux / nouveaux masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les poëmes de l’amour et de la mer, Paris, Charpentier et Cie, Libraires-éditeurs, 1876· numérisation gallica.bnf.fr· Sources